IL. — FORMES SUIVANT LE TERRAIN PATHOLOGIQUE
A.-— Intoxications exogènes
Parmi elles, l'alcoolisme donne bien à l'affection qui nous occupe une évolution particulière, L’alcoolisme représente en effet une cause certaine de pachyméningite hémorragique, et dans ces cas on assistera à un début d’hémorragie méningée tout à fait insidieux. Lorsque plus tard elle sera constituée, les symptômes convulsifs attireront l'attention ainsi que cela est noté dans les observations de Tolot
au 37 Le
(1904) et de Poisot (1906). Peut-être ces convulsions sont-elles dues à la localisation de cette plaque,sorte de tumeur enkystée, mais peut-être aussi à l'irritabilité spéciale du système nerveux d’origine toxique.
L'intoxication saturnine, grande cause d’artériosclérose, préside à l'hémorragie méningée sans modifier notablement son évolution. Mais à cet égard peut-être faudrait-il rechercher régulièrement l’hémorragie méningée au milieu des signes de l’encéphalopathie saturnine.
B.— Intoxications endogènes
Parmi elles, l'urémie, qui coïncide nous l’avons vu parfois avec l’hémorragie méningée et peut la provoquer, modifie sa symptomatologie en la masquant ou en la renforçant. Ici les phénomènes délirants dominent et pourraient retenir toute l'attention; le cas est grave, mais des malades ont guéri sinon de leur néphrite, du moins de cette complication surajoutée.
C, — Maladies locales
Nous avons déjà cité la pachyméningite à propos de l’alcoolisme. Les malades atteints de {tumeurs de l'axe nerveux, eux aussi, peuvent éprouver depuis | longtemps des troubles intellectuels ou des céphalées, signes de compression cérébrale au milieu desquels peut se constituer brusquement l’hémorragie.
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‘Le début est égalément modifié si l’hémorragie survient au cours d’une affection des méninges, par exemple au cours d’une méningite syphilitique avec lymphocytose, déjà reconnue. De même nous ne ferons que citer, car l’évolution n’en est guère modifiée, les maladies aiguës locales au cours desquelles l’hémorragie méningée peut être produite ; méningite tuberculeuse (obs. de Perrin, 1905) ; méningite cérébro-spinale (obs. de Gaussel, 1905) ; méningites purulentes en particulier à pneumocoques (obs. de Parisot et Lucien,1910). Le tableau de l’hémorragie méningée n’est ici qu’au second plan, son existence est à peine marquée par une aggravation légère des symptômes : c'est.une découverte de ponetion lombaire.
D. — Maladies générales. — L’hémorragie méningée quand elle survient au cours des formes hémorragiques de la. variole, de la scarlatine, de la fièvre iyphoïde, de l’ictère grave est aussi au second pian. Peut-être un peu de raideur de la nuque, la constatation du signe de Kernig pourront mettre sur la voie du diagnostié, mais le plus souvent la ponction n'est pas pratiquée. Il s’agit d’ailleurs de formes très graves, dont le pronostic est à peu près fatal.
L’hémorragie méningée conserve par contre son individualité, et son äspect clinique redevient reconnaissable dans les maladies du sang. Qu'il y ait purpura avec hématémèses, comme chez la malade de Poisot, où ecchymiosé Sous-conjérictivalé pendant la
période menstruelle, comme chez l’une des malades de Follet et Chevrel (1910), l’hémorragie méningée lorsqu'elle apparait possède l’un des syndromes que nous allons décrire maintenant. La clinique doit soupçonner et la ponction lombaire confirmer le
diagnostic.