B. — CAUSES PRÉDISPOSANTES DE L'HÉMORRAGIE MÉNINGÉE DES ADOLESCENTS
a) Maladies générales infectieuses. — On relève, dans les antécédents des malades la variole, la scarlatine (cas nombreux), la rougeole (obs. de Prat), la diphtérie (obs. de Klippel), le charbon (obs. de Roger), la grippe et les septicémies. Pende à publié d’ailleurs un as d’hémorragie méningée dans la malaria (1906),et Souleyre un autre cas avec myélite tardive dans la fièvre de Malte (1910). 1
Mais la quéstion de la tuberculose, envisagée comme maladie générale, mérite d'être examinée ed” un peu plus près.
io La tuberculose est cértainement en cause dans les cas d’hémorragie au cours d’une méningite à bacilles de Koch, l'hémorragie étant ou passagère ou terminale. Ce sont les cas que Froin a notés, dont Perrin a publié une observation si intéressante (1905) et que Paupe a rassemblés dans sa thèse (1906). Nous avons eu sous les yeux plusieurs observations analogues non publiées; l’une d'elles est fort curieuse par, ce fait: que le diagnostic d’hémorragie méningée avait été porté, et que la nature tuberculeuse fut une. surprise : d’autopsie : granulalions, et
bacilles, iQ
AD
2° La tubcreulose est probablement én cause dans les cas d’hémorragie survenue chez des sujets en puissance de tuberculose, ou viscérale, ou osseuse, ou ganglionnaire.L’observation publiée par Güuinon; en 1911, d’un garçon de dix-sept ans foudroyé en quelques heures, nous paraît fort instructive,
$ Mais dans bien des cas les auteurs, orientés dans la recherche de la tuberculose soit par les antécédents du sujet, soit par son état général, soit par esprit de saine curiosité scientifique, n’ont rien trouvé. Ils soupçonnaient, ils sentaient que le bacille de Koch qui aime tant les méninges devait se. cacher quelque part; d'Espine a pratiqué la cutiréaction et Braillon (d'Amiens) l’inoculation aux cobayes du culot hématique. Ces idées sont d’autant plus intéressantes que quelques-uns des cas observés ont guéri. Mais les recherches de ces auteurs furent
négatives el la preuve reste à faire.
b) Maladies de l'appareil circulatoire. — L’endocardite surtout mitrale a été signalée (Gallavardin et Jambon,1904), mais les maladies du sang sont beaucoup plus souvent en cause, telles sont la leucémie, le scorbut, l’hémophilie, le purpura. Le cas observé par Poisot (1906) en est un bel exemple.
Îl nous faut également citer ici les modifications brusques de là quantité d’air dissoute dans le sang. C’est ainsi que Binet a pu décrire sous le nom de maladie des scaphandriers une série d’accidents parmi lesquels des syncopes. et des convulsions: La mort
es Es.