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subite ou rapide survient parfois, due à l'hématomyélie accompagnée ou non d’hémorragie méningée. Le mal des moniagnes peut revêtir les mêmes caractères de gravité.
Enfin, certaines affections vasculaires,la thrombophlébite des sinus en particulier, ont pu être invoquées (Voisin et Tixier, 1907).
c) Troubles de l'appareil digestif. — On ne saurait expliquer autrement que par l’état congestif qui accompagne les digestions laborieuses, le début des accidents noté par presque tous les auteurs, après les repas, et notamment après le repas du soir.
c) Fonctions génitales. — Les observations d'hémorragies méningées apparaissant au cours ou au déclin de la période menstruelle sont nombreuses etelles sufliraient à montrer, si ce n'était fait de longue date, combien ces phénomènes menstruels retentissent sur tout l'organisme. Le pronostic n'en est d’ailleurs pas assombri, puisque sur les 9 cas
envisagés par Follet et Chevrel (gro), on trouve 7 guérisons.
d) Maladies des reins. — L'hémorragie méningée à pu être signalée au cours de néphrites subaiguës (Laignel-Lavastine, 1910), aiguës (Médecin, 1910) et chroniques. Nous reviendrons d'ailleurs sur ce dernier point, car l’albuminurie précoce et massive a été donnée récemment comme moyen de diagnostic.
e) Maladies du système nerveux. — Les affections chroniques susceptibles de causer un épanchement sanguin dans les méninges sont les tumeurs et la pachyméningite. Celle-ci serait recouverte, d’après les anciens auteurs, d’une fine membrane richement vascularisée, et dont la fragilité même expliquerait la plupart des cas d’hémorragie connus. On voit que les causes d’hémorragie méningée sont très nombreuses et que la question est beaucoup plus complexe que ne le croyaient Virchow et Cruveilher.
Parmi les affections aiguës du système nerveux au cours desquelles on a découvert l’hémorragie méningée, citons la méningite tuberculeuse (thèse de Paupe, 1906; Ramond, 19097), les méningites septiques, en particulier à pneumocoques (Parisot et Lucien, 1910), les méningites fibrineuses ; enfin et surtout la méningite cérébro-spinale, qui serait dans beaucoup de cas impossible à différencier de l’affection qui nous occupe, sans l’aide de la ponction lombaire.
L’hémorragie méningée est fréquente aussi chez les aliénés ; Mott l’évalue à 3 o/o des cas chez les hommes, à 1 o/o chez les femmes, ceux-ci réunissant un nombre suffisant de causes infectieuses et toxiques. C’est l’influence de ces intoxications que
nous allons maintenant étudier.
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