B. — LE MÉTABOLISME DU FER
L'homme adulte absorbe le fer avec les aliments qui en contiennent presque tous. Le sang, la viande, les légumes verts, en sont particulièrement riches. Le lait par contre n’en contient que des traces. Aussi le nouveau-né reçoit-il de la mère une réserve de fer. Si l'allaitement est continué trop longtemps, cette réserve peut s’épuiser, ce qui se manifeste par une anémie progressive (LAMBLING).
Le fer se trouve dans les aliments en combinaison organique. Il est probable que ce fer n’est absorbé par les cellules du tractus gastro-intestinal, surtout du duodénum et de la partie supérieure du jéjunum, qu'après sa mise en liberté : le fer est absorbé par la cellule épithéliale en combinaison anorganique et est éliminé vers la circulation en combinaison organique (TARTAKOWSKI).
Autrefois, on admettait avec BUNGE, que seul le fer organique était absorbé, mais CLOETTA et CHIROKAUER ont démontré que le fer anorganique était également utilisé par l'organisme, à condition d’être toléré par l'estomac.
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or Len
Le fér, ayant traversé la muqueuse intestinale, arrive en combinaison organique, par la veine porte au foie où il s’'accumule sous forme de fer de réserve (QuINKE). La rate et la moelle osseuse emmagasinent également du fer de réserve (DASTRE, ZALESKI, CHEVALLIER).
Le fer de réserve est remis en circulation pour servir à la réfection des globules rouges (LAMBLING). Comme le sérum sanguin ne contient pas de fer, il est probable que ce dernier
est transporté par les leucocytes, qui en contiennent beaucoup,
-vers la moelle osseuse, centre de l’hématopoïèse.
En dehors du fer de réserve, qui sert à combler les pertes
quotidiennes en globules rouges consécutives à la formation de la bile, il se trouve dans toutes les cellules de l’organisme des traces de fer (SCHMEY, MouNEYRAT). Ce fer sert pro-
bablement de catalyseur pour les oxydations (WARBURG),
c'est le fer fonctionnel de QUINKE.
Certains territoires du cerveau, notamment le corps strié, le putamen et la substantia nigra, ainsi que le lobe postérieur de l’hypophyse en sont particulièrement riches (LUBARSCH, SPATZ), de sorte qu'ils donnent une réaction caractéristique pour la présence du fer, tandis qu’à l’état normal le fer se trouve dans les autres tissus sous une forme masquée, c'està-dire que les réactions histochimiques qui caractérisent le fer et dont nous parlerons plus loin restent négatives.