EN A RE
Globules rouges : 4.500.000 Globules blancs : 9.000 Formule leucocytaire : normale
Les urines sont normales ; la constante d’Ambard est normale. L'examen des selles na révélé ni Amibeg ni kystes amibiens. Malgré ces résultats négatifs, le diagnostic d’Hépatite Amibienne nous parut certain.
Le 15 janvier 1921, jour où normalement doit recommencer l’ascension thermique, le malade reçoit une première injection sous-cutanée de Chlorhydrate d’émétine de 0,04 cg., ainsi que les jours suivants : la fièvre n'apparaît pas, les douleurs ont disparu. Le malade reçoit en un mois 0,96 cg. de Chlorhydrate d’émétine, en 3 séries d’injections. L'état général s’améliore très vite. Le malade augmente de poids.
Examiné le 10 mars 1922, son état paraît être absolument normal.
Cette observation est tout à fait typique. Nous savons que la fièvre est lé symptôme essentiel de la Mélitococcie : elle s’élève progressivement, se maintient à 39° pendant quelques jours, puis s’abaisse et revient à la normale, y reste pendant quelques jours, puis s’élève à nouveau et ainsi de suite, dessinant ainsi des ondulations. Or, c’est exactement ce qui s’est passé pour notre malade. Nous voyons donc combien la différence sera difficile à établir entre Hépatite à forme ondulante et Mélitococcie, d’autant plus que d’autres éléments trompeurs viennent s’ajouter : les sueurs profuses de la Mélitococcie se rencontrent parfois dans ces variétés d’'Hépatite (observation D ; les douleurs diverses se retrouvent également dans l'observation VIIL Cependant il y a moyen de différencier l'Hépatite à fièvre ondulante de la Mélitococcie, car celle-ci seule présente une leucopénie avec mononucléose, une hémoculture positive pour le Mélitocoque, un séro-diagnostic positif, une intra-dermo-réaction positive à la Mélitine.
LES AUTRES AFFECTIONS SIMULEES PAR L'HEPATITE
Les affections simulées par l’'Hépatite que nous venons d'étudier, sont de beaucoup les plus fréquentes, bien qu'il faille encore faire quelques réserves pour les fièvres de type intermittent ou ondulant.
L’Hépatite Amibienne à forme septicémique peut encore simuler une Pneumonie (observation XXII), une Fièvre Syphilitique (observation XXIV), une Cholécyslite (observation XXV de cet ouvrage et observations n° 8, 22 et 59 de Sarmbuc), voire même la Dengue (observation n° 50 de Sambuc). Il faudra quelquefois la différencier des Serticémies, soit Méningococcemies, soit Streptococcémies dans leur forme lente, eñdocarditique (on y a pensé dans l’observation XXID), soit Spirochétoses : telles que Typhus récurrent, Spirochétose ictéro- hémorragique, Fièvre des tranchées.
La Pleurésie elle aussi est souvent simulée. Cela n’a rien d'étonnant si l’on se rappelle la fréquence appréciable des réactions pleurale où pleuro-pulmo-
naire de la base droite dans l’Hépatite typique. Mais
cette réaction est généralement en rapport avec un gros ‘foie, dont la limite supérieure est remontée, et nous ‘avons vu que l’hépatomégalie était généralement absente dans les formes que nous étudions.