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(1) Après d’autres, Augustin et Louis de Backer, imprimérent a Liége, en l’année 1853 et suivantes, la Bibliothèque des écrivains de la Compagnie de Jésus en sept gros volumes. Le catalogue des œuvres de Bellarmin, des traductions et des réfutations , occupe quarantesix colonnes. Son livre intitulé Disputationes de controversiis fidei adversus hujus temporis hæreticos a eu plusieurs éditions. Bellarmin, sur les instances du cardinal Tarugi, composa un Abrégé de la Doctrine chrétienne, et sur l'ordre de Clément VIII le Commentaire plus développé de la doctrine chrétienne. Cet ouvrage fut approuvé par les plus illustres théologiens et par les papes, ainsi que par le concile de Rome de 1725 : il fut attaqué par les Jansénistes, surtout par J.-B. Guada gnini, contre qui Francois Gusta écrivit la Défense du Catéchisme du Fén. cardinal Bellarmin (Venise, 1799).
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moderne. Celui-ci devait à son tour les qualifier de suppôts du despotisme, d'oppresseurs de la pensée, d’alliés des.tyrans; et alors, comme de nos jours, ce jugement fut porté sur eux sans examen, sans loyauté. Il est de notre devoir de faire connaître que Clément VII, dans une instruction sur l'Index, recommande « qu’on abolisse tout ce « qui, conformément aux opinions, aux mœurs et aux « exemples du paganisme, favorise le gouvernement ty- « rannique, et l’érige en raison d'État en contradiction « ayec la loi du christianisme ». Voilà bien de Eau côté était le sentiment le plus humain.
Et pourtant on a publié partout l'opinion que la Réforme avait enfanté la liberté, et que notre Église l'exécrait. La vérité est que l’Europe, à partir de cette époque, étant divisée en deux camps, le catholique et le protestant, la commune action civilisatrice cessa, et qu'il fallut organiser un équilibre qui devint désormais Ja loi de la politique. Réduite à l'impuissance, alors qu'elle avait les attributions sociales les plus élevées, l'Église dut se borner de plus en plus aux exigences de la vie individuelle et de sa conservalion; elle fit alliance avec les rois, et abandonna peu à peu les tendances populaires qui l'avaient caractérisée dans le moyen âge; la tyrannie officielle, qui avait toujours été condamnée par elle, mais qui alors fut introduite par les princes protestants, s'étendit aussi aux catholiques. Le clergé, qui ne pouvait lutter contre elle, songea à l'utiliser comme un frein contre les dissensions et les révoltes des réformés; de leur côté, les princes, se sentant menacés par la libre pensée, confondirent dans une même désignation les hérétiques et les rebelles, et poursuivirent également les uns ét les autres. Par contre, les fauteurs de la Réforme et les propagateurs d’une liberté effrénée et intolérante,