BRANCHE B
JEAN, meurt en 1427, et est enseveli dans le tombeau des patriciens. Il avait épousé, en 1407, Marianne Verdelli, avec 1,000 florins de dot. Il eut de ce mariage :
Marguerite, mariée, en 1422, à Nicolas, fils de Nanni, avec 825 florins.
Sozzino.
Pierre. Fut renfermé à la Ròcca, ainsi qu’il ressort d'une lettre écrite en 1541 par Mariano, son oncle, aux Prieurs et gouverneurs de Sienne. En 1443, il avait épousé Évangeliste, fille de Golia ou Zuccantini, avec une dot de 4,639 florins. Leurs enfants sont :
Domitille, mariée, en 1466, à Bogino Bogini, avec 800 florins.
Marianne, mariée, en 1464, à Georges Spanocchi, avec 700 florins.
Lucréce, mariée, en 1474, à Duccio Spinelli, avec 800 florins. Aurélie, morte en 1472 et inhumée dans l’église de Saint-Dominique.
CONSTANTIN, était un des prieurs en 1525; il avait cpousé, en 1494, Camille Tommasi avec 1,400 florins; il eut de ce mariage :. Domitille, mariée, en 1527, à Achille Bindi, avec 1160 florins. . Laure, mariée, en 1528, à Jules Borghesi, avec 1100 florins. Pompée, marié, en 1532, à Laudomia Bindi, avec 1900 florins. » JuLes, un des Prieurs en 1487 et 1502; bon soldat; fut inhumé dans l’église de Saint-Dominique, en 1518. Il avait épousé Élisabeth Borghesi, avec 1200 florins.
ALEXANDRE, fut un des prieurs en 1496 : en 1487 il avait épousé Alexandrine Guelfi, veuve de Conte, fils de Jean Savini, avec 950 florins.
Leurs enfants furent :
Jérémée, mariée, en 1508, à Jean Agazzari avec 1200 florins.
Jean François, né en 1492.
FRaxçois, mort en 1525, victime d'une épidémie, avec son fils Alexandre, né en 1514. De sa femme Frasia, morte en 1518, il laissa trois filles; Laure, née en 1507; Faustine, née en 1509; Catherine, née en 1511.
JÉRÔME, avait épousé, en 1501, Nicole, veuve de maitre Laurent Ligrittieri, avec 1050 florins de dot. I mourut en 1525, et eut de ce mariage :
Laure, née en 1513, mariée à Joseph del Perna, avec 520 florins de dot.
Marguerite, née en 1515.
Judith, née en 1522.
Virginie, 1531-1588.
Émilie, née en 1534.
Louise, née en 1536.
Julie, née en 1537.
Nicolas, né en 1520.
Jean-Baptiste, né en 1525, se fit remarquer par son talent dans la plastique, et fut l'élève de Rarthélemy Neroni, dit le Riccio.
Léandre, 1532-1566.
Alexandre, 1518-1608. Fut un des Prieurs en 1550 et 1556. Ouvrier employé à la construction du Dòme de Sienne, 20 juillet 1554. Trois fois gonfalonier, 1573 : capitaine du peuple, 1579 : membre du collége de balia, 1372, 78, 81,86. Il a laissé un journal de la guerre de Sienne de l'an 1550 à l'an 1555. Il eut
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pour héritier de sa fortune Alexandre, fils de Celse Sozzini.
Jean, surnommé Il Dappoco (le poltron) chez les Intronati, naquit en 1496 : fut un des Prieurs en 1521, et épousa, en 1531, Agnès, fille de Borghese Petrucci, avec 1400 florins de dot.
Leurs enfants sont :
Alexandrine, née en 1517.
Hortense, née en 1520.
Antonia, née en 1526.
Flaminie, née en 1534 ; mariée, en 1552, à Horace Bardi, avec 2500 florins de dot. |
CLaune, né en 1532 ; en 1553, commissaire au château de Trequanda ; un des Prieurs en 1558; en 1592 reconstruit à ses frais
… l'église de l’ermitage de Saint-Egidius près de Trequanda. Surnommé l’Intirizzito (l’engourdi) chez les Intronati. En 1557, il avait épousé Sylvie Bardi, avec 4650 florins de dot, et en 1559, en secondes noces, Cassandra Spanocchi, avec 3000 florins.
Les enfants de CLAUDE sont :
Octave, marié, en 1591, à Euryclide Pannelli, avec 4125 florins; de ce mariage sont issus :
Mariano, qui en 1615 était un des Prieurs.
Sylvie, née le 5 septembre 1583.
Barthélemy, un des Prieurs en 1626.
Pierre, enseigne et lieutenant d’une compagnie d'infanterie au service de Venise : fut fait par le grand-duc capitaine d'infanterie dans la guerre contre les Papalins. Il épousa, en 1645, Catherine Menocchi, avec 4550 florins de dot.
TiBÈRE, né le 5 avril 1561.
ALEXANDRE, marié, en 1580, à Venilia Malevolti, avec 4125 florins.
Leurs enfants sont :
Jéromée, mariée, en 1614, à Pierre Biringucci, avec 7000 florins.
Madelaine, mariée, en 1631, à Jean Accarigi, avec 8925 florins.
Alexandre, fils posthume, né le 8 décembre 1582. Fut un des Prieurs en 1612, 20, 30; gonfalonier pour le quartier de San-Martino en 1636 ; surnommé il Cavilloso (le chicaneur) chez les Intronati. En 1600, il avait épousé Catherine Palmieri, avec 6475 florins ; il mourut en 1649.
Enfants d'Alexandre :
Marie, née le 14 juin 1606.
Claude, né le 24 juin 1602.
Agnés, née le 4 septembre 16410.
Claude Bernardin, né le 12 décembre 1612 : fut un des Prieurs en 1632.
Charles, chanoine de la Madone de Provenzano. En 1616 il vendit, tant en son nom personnel qu’au nom de son frère Francois, lesbiens de Trequanda au docteur Scafucci, médecin de la cour, moyennant le prix de 3770 écus. Il reconstruisit l’église de Saint-Étienne à Sienne, dont il fut curé de l’an 1670 à l’an 1677. François Marie Galgano Sozzini hérita de sa fortune et aussi de celle de son frère.
François Marie, né le 19 décembre 1611 : fut un des Prieurs en 1632 et 1646. En 1647 il était débiteur de 1465 écus, 8 au fisc, et avait pour cautions ses frères et Galgano Sozzini. Il resta incarcéré environ trente ans dans la tour de Volterre, ct y mourut. |
Telles sont les armoiries antiques de la famille des Sozzini : un lion d'azur rampant sur champ d'argent, avec un globe d'azur, et l'exergue que voici :
CSAPELLA. DEL. REDE.D.5. MINO. 50333. DA. SIENA. ANTICHO.DA. PEUNCENA,
L'aigle. noir couronné sur champ d'or fut probablement ajouté,
lorsque Celse, fils de Mariano, fut créé comte palatin.
Grégoire XIII. — Sixte-Quint. — Épisode francais.
Par suite du mouvement de bascule qui se produit d’or- Grésoirezll. dinaire dans les choses de Rome, Pie V avait eu pour successeur Hugues Buoncompagni de Bologne, qui voulut s'appeler Grégoire XII. Souple et clément, même au détriment de la justice, il lui fallut en face de la réforme morale réprimer ses penchants mondains; aussi ne put-il favoriser que difficilement un fils qu'il avait eu avant son entrée dans les ordres, et nullement. ses neveux ; il remplitdu reste avec exactitude les devoirs imposés au chef des fidèles, en élevant à la dignité d'évêque les sujets les plus méritants, et en répandant partout l'instruction. Pour se conformer aux décrets du concile de Trente, il établit une Congrégation de la visite, dont les membres avaient mission de surveiller celle que les évêques sont tenus de faire dans leur diocèse, et il envoyait des visiteurs apostoliques qui se faisaient rendre compte des églises, des œuvres pies, des confréries, au point de vue des mécontentements qu’elles pouvaient exciter. H ordonna que chaque église cathédrale eût son théologien attitré (1873). Prodigue dans ses dépenses autant que Léon X, pour réparer les torts occasionnés par ce pontife, il fonda et dota au moins vingt-trois colléges, parmi lesquels celui de toutes les nations, à l'ouverture duquel on prononça des dis-
cours en vingt-cinq langues; il donna de nouvelles bases au collége Germanique, qui était destiné à servir d’arêne aux futurs athlètes de la foi; il en érigea un pour les Grecs, qui y étaient élevés selon les mœurs, le langage et le rit de leur patrie ; un autre pour les Hongrois, un pour les Illyriens à Lorette, un pour les Maronites, un pour les Anglais; il rebâtit le collége romain, institua celui des Néophytes, puis en sema d’autres dans toute l'Allemagne et la France, et mème trois dans le Japon. Il dépensa deux millions d’écus romains pour procurer l'instruction aux enfants pauvres, et un autre million à doter les jeunes filles'. A son instigation, le cardinal Ferdinand Medici ouvrit une imprimerie avec des caractères pour cinquante langues orientales , et expédia en Éthiopie, à Alexandrie d'Égypte et à Antioche des voyageurs érudits, parmi lesquels on remarque les Florentins Jean-Baptiste et Jérôme Vecchietti, qui en rapportèrent des manuscrits.
Grégoire avait une liste de personnes capables d’être promues à l’épiscopat dans toute la chrétienté : c’est ainsi qu'il était à même defaire de bons choix. Il envoya l’évêque de Côme chez les Suisses pour les maintenir dans la foi,et les empêcher de s'unir aux protestants; et l’évêque de Crémone Bonomo pour y amender le clergé, qui lui fit une vive opposition. Jean Delfino, les 6 et 26 juillet, écrivait au cardinal de Côme, Ptolémée Gallio, que les dix mille Italiens résidant à Vienne étaient pervertis par des apostats ,’venus de la Savoie et du pays vénitien, mais qui sur l'ordre de l’empereur avaient dù partir.
Le fameux typographe Froben, étant venu à Rome, se fit si bien passer pour catholique, que le pape l’accueillit
(1) Le P. Theiner consacre trois volumes in-folio au récit des événements de ce pontificat.
avec une grande bénignité, et l’engagea vivement à rester; à son départ, il fut muni de lettres de recommandations par des prélats, et il établit une imprimerie catholique à Fribourg. Ce fut pour lui une pure spéculation, de même que l’impression qu’il fit ensuite à Bâle de plusieurs ouvrages contraires à la doctrine catholique : le pape fit en sorte qu’on n’y publiât pas le Talmud.
Grégoire immortalisa son pontificat par la réforme du calendrier. Jules César l'avait déjà corrigé en fixant l’équinoxe du printemps au 25 mars, et en assignant à l’année trois cent soixante-cinq jours et six heures, ce qui dépasse de onze minutes et douze secondes la durée réelle : d’où il résultait qu'en cent vingt-neuf ans l’équinoxe devançait d'un jour. L'Église devait s’en inquiéter, parce que la fête de Pâques tombe dans la pleine lune qui suit l’équinoxe de printemps. Le concile de Nicée en 325 avait déjà constaté que cette équinoxe pouvait remonter jusqu’au 23 mars, mais il n'avait pas su en deviner la cause. En 1257 la précession était de onze jours, et à dater de cette époque on parla de la réforme du calendrier, souvent tentée, mais qui n’avait jamais abouti. La fameuse diète d’Augsbourg ne voulut pas reconnaître cette anticipation de l’équinoxe, et la dénonça comme un piége de la politique romaine‘. Le concile de Trente, à l'exemple de tous ceux qui l'avaient précédé, s'occupa de cette réforme; puis Grégoire XIII convoqua à cet effet à Rome les personnages les plus compétents dans la matière, et particulièrement le dominicain Ignace Danti, de Pérouse, et le jésuite Clavius, de Bamberg ; mais la vraie for-
(1) De Thou, I. LXXIX.
Calendrier rien.