‹ Les hermites en liberté (volume 2)Chapitre 39 sur 56 · DIX-HUITIÈME LETTRE · texte numérisé non relu

DIX-HUITIÈME LETTRE

Nam si violandum est fus, vegnandi gratiâ •violandum est.

Suétone- Maxime de Jules César.

S'il faut tout violer, c'est pour se faire roi.

y ous aimez , m\avez-%'^oiis dit quelquefois , les dialogues des morts; c'est une manière inoiTensive de donner de bonnes leçons aux vivans. Mais il est difficile de réussir après Fénelon , Littleton et même Fontenelle. Celui que je vous envoie , est une confe'rence entre deux Insulaires, dont l'un remplit encore le monde de sa renommée. Chacun le juge d'après ses affections et ses lumières ; c'est un plaisir qu'on peut se permettre ; mais le jugement définitif appartient a la postérité.

NAPOLÉON

Nous sommes partis a peu près du même point; mais vous ne vous êtes pas élevé aussi haut que moi : j'ai laissé le monde plein d'i-

ENTRE DEUX INSULAIRES. 2l5

nelTacables souvenirs. Les vieux e'chos des Pyramides ont re'pe'te' mon nom : il a retenti sous la hutte du Kalmouck, sous la tente du Be'douin, comme dans le palais des rois. J'ai secoué le monde jusque dans ses fondemens ; j'ai rassasié mes peuples de gloire; et malheur a l'historien qui se rangera parmi mes détracteurs ! ^

CROMWELL

Pour moi , j'ai lutté avec le Seigneur; j'ai été entre ses mains ce qu'est le vase d'argile entre les mains du potier. C'est au Seigneur qu'appartient toute grandeur et toute gloire.

NArOLÉON.

Que votre altesse renonce a ce jargon 'de puritain qui depuis long-temps n'a plus de sens même en Ecosse. Causons raisonnablement ensemble. Je suis curieux de savoir si vous étiez fanatique de bonne foi; les hommes ne sont point d'accord sur ce point.

CROMWELL

Vous me faites -la une singulière question. Depuis quand des personnages tels que nous révèlent-ils le secret de leur pensée ?

NAPOLÉON

Songez où nous sommes. Ici, la politique n'a

* Voyez le Mémorial de Sainte-Hélène , par M. de Las-Cases.

2l6 DIALOGUE

plus de but, ni la dissimulation de motif; nous n'avons aucun inte'rêt a nous tromper réciproquement. Faisons une confession ge'ne'rale; cela pourra rompre l'uniformité' des heures dans ce triste séjour.

CROMWELL

On ne fait de grandes choses qu'a l'aide du fanatisme ; et il faut l'avoir éprouvé soi-même pour bien parler son langage , et s'en servir avec succès. Avant de m'asseoir dans le palais de White-Hall, je devais être, et j'étais, comme les autres , subjugué par l'esprit dominant de l'époque où je vivais. Mon imagination s'était enflammée; a la lecture des livres hébreux; je voyais réellement dans la cour de Rome la prostituée de Babylone ; je ne reconnaissais d'autre souverain que l'éternelJéhovah: l'Evangile était la règle non de notre conduite , mais de nos opinions. L'égalité entre les hommes était notre dogme favori; toute hiérarchie nous faisait horreur ; affecter la suprématie dans la république des fidèles nous paraissait un sacrilège. Ainsi, nons avions fait de notre cause celle de Dieu même ; on va loin avec un pareil auxiliaire.

NAPOLÉON

Eh bien ; je fais le même aveu. J^ai été républicain avec violence ; aussi cela n'a pas duré.

CROMWELL

Tant pis pour vous ! Nous deviez le paraître quand vous avez cessé de l'être. Il est dangereux 5 dans la position où nous nous sommet trouve's , de rejeter ou de briser Pinstruraent qui a servi a notre e'iévation. Cest notre levier dans la fortune y c'est notre ressource dans le malheur. Il est vrai que lorsque les e've'nemens eurent agrandi mes vues , que des premiers succès eurent pre'paré l'avenir^ le fanatisme céda la place à Fambition ; mais ce ne fut que par degrés, et je me gardai bien de changer de langage ; même en montant sur le trône de Charles I^*". , je disais encore , au moins publiquement ; «/e )» cherche le Seigneur. »

NAPOLÉON

Nos situations étaient différentes j vos puritains j vos indépendans , même vos presbytériens étaient fanatiques de conviction ^ mais je m'aperçus bientôt que mes compatriotes n^étaient républicains que de nom. Le seul parti qui voulait sérieusement la république avait disparu ; le peuple manquait de Péducation convenable pour cette sorte de gouvernement 3 les hommes Poccupaient plus que les choses ; pas assez instruit pour être libre 3 trop vain pour une domination vulgaire ; raisonnable à quelques égards , mais en général dévoré par le feu de son imagination , pour être maître de lui , 1 19.

2l8 DIALOGUE

je voulus le rendre maître de l'Europe ; je voulus que ma grandeur fut la sienne , qu'il s'admirât en moi , qn'il ne trouvât au monde rien de plus merveilleux que la France et Napoléon.

CROMWELL

Ce peu de mots me suffit pour expliquer vos triomphes et vos revers. Vous étiez vous-même un homme d'imagination, et vous avez dû souvent sacrifier la réalité a l'éclat. Quant a moi , une fois échappé du monde mystique , je me trouvai tout entier dans le monde réel, je mesurai, je connus mes forces; je vis jusqu'où je pouvais aller , et je n'allai pas plus loin j j'aurais pu ceindre le diadème, car tout fléchissait sous le joug 5 mais que m'importait le vain titre de roi ! Je me fis protecteur. On connaissait les bornes de l'autorité royale ; on ignorait où finissaient celles du protectorat. J'exerçai sans contradiction un pouvoir sans limites , et je ne suis pas mort dans l'exil.

NAPOLÉON

Ces derniers mots ont l'air d'un reproche. Songez a ce que nous avons été tous les deux , moi sur le continent , avec l'Europe en face ^ vous, confiné dans une île , n'ayant à combattre qu'un parti déjà vaincu par l'anarchie. L'Europe a tremblé devant moi j j'ai disposé des trônes 5

mes victoires ont immortalisé d'obscurs villages 5 des fleuves qui semblaient destine's à un e'ternel oubli ; j'ai eu des rois pour courtisans : j'ai mêlé mon sang de Corse a celui d'une des plus illustres familles qui ait jamais porté un sceptre héréditaire. La première nation du monde m'a nommé dans ses prières ; elle a subi la loi que je lui imposais : qu^importe après cela où l'on rende le dernier soupir ?..,

CROMWELL

Je ne prétends pas que les journées de Naseby , de Dumbar , de Worcester , puissent être comparées a celles de Marengo, d'Austerlitz et de la Moscowa ; mais j^ai eu aussi quelque audace, et les adulations royales n'ont pas manqué à mon pouvoir. Tous les monarques de l'Europe qui avaient négligé l'alliance de l'Angleterre sous les derniers Stuarts, la sollicitèrent avec ardeur de celui qui avait envoyé un roi a l'écbafaud. L'Espagne m'offrit Calais, la France Dunkerque ; je préférai l'alliance de Louis XIV , qui dans ses lettres m'appelait du nom de frère. Ce ne fut point par vanité , mais par un intérêt politique. Je voulais enlever le Mexique a l'Espagne ; je réussis seulement a lui ravir la Jamaïque. Cette conquête était solide et nous Pavons gardée. Le point essentiel , pour se faire pardonner un pouvoir élevé sur la liberté des peuples 5 c'est de rendre son pays assez puis-

sant pour que plusieurs générations n'aient pas a craindre de se voir le jouet de Pëlranger.

NAPOLEON

A quelle e'poque avez-vous fait de cette maxime une règle de conduite ?

CROMWELL

Je ne Pavais pas pre'cise'ment adopte'e, mais sans cesse une sorte d'inspiration me lare'vélait; en de'rangeant les habitudes de mes compatriotes , en remuant fortement leur e'nergique caractère , je les avertissais qu'ils pouvaient être un peuple libre , et ils ont retenu quelques-unes de mes leçons. Mon acte de navigation, dont j'e'tais loin 5 je l'avoue , de pre'voir les conse'quences , leur apprit toutes les routes de l'Oce'an ; mon règne a e'te' leur point de de'part pour arriver au degré' de puissance où ils sont parvenus. Mais, vousj songez en quel e'tat vous avez laissé la France!

NAPOLÉON

Ne jugez pas trop légèrement ; laissez s'accomplir les destinées! Ce n'est pas un seul peuple que j'ai agité, c'estle monde entier. J'ai commis la grande faute de me séparer des nations; mais le mouvement que je leur ai donné subsiste encore. Une nouvelle organisation sociale marchait avec la conquête ; l'industrie et la civilisation

accompagnaient mes armes 5 elles ont laissé une empreinte indestructible sur les rives du Nil , du Nie'men, comme sur celles du Tage; la Grèce leur devra sa liberté, le Nouveau-Monde son indépendance. Vous étiez à l'aise dans votre île ; pour moi j'étouffais en Europe ; et , dans ma pensée victorieuse , j^arrivais jusqu'aux bords du Gange. Ce ne sont pas les hommes qui m'ont arrêté ; il a fallu qu'un ciel impitoyable s'armât de toutes ses rigueurs ; le siècle des révolutions n'était pas encore terminé.

CROMWELL

Vous séparer des nations de FEiu^ope était sans doute une grande faute ; mais vous séparer du peuple i'rançais était de toutes les fautes la plus dangereuse.Vous n'aviez plus qu'une armée, et deux fois vous l'avez éprouvé dans Tadverse fortune.

NAPOLÉON

Dans le vaste plan que j'avais conçu il me fallait de l'obéissance, il me semblait que les destinées de la nation reposaient sur ma tête, qu'elle en étaitcon vaincue, et qu'elle regarderait comme un suicide l'abandon d'un chef tel que moi. Quels trésors de gloire et de prospérités n'avaisje pas accumulés pour elle et ma dynastie !

CROMWETX.

L'avenir ne touche guère ceux que le présent I 19-

accable: vous deviez tout a la fortune; elle seule pouvait vous maintenir.

NArOLÉON.

J'ai ete' trahi.

CROMWELL

Sans la trahison de la fortune vous n'auriez pas éprouve' celle des hommes. J'étais aussi environné de traîtres ; mais comme nul revers n'a ébranlé mon pouvoir, je n'ai trouvé que de fidèles serviteurs. Mais , dites-moi, ne vous reprochez-vous pas d'avoir trop aimé la guerre ?

NAPOLÉON

Je l'aimais trop sans doute : les sensations du champ de bataille réveillaient toutes mes facultés, et me faisaient sentir vivement une vie qu'assoupissait l'intolérable ennui des cours et la fatigue des adulations. La guerre faisait partie de mon système ; il me semblait que chaque victoire reculait d'un siècle l'existence de ma dynastie et lui donnait toute la force des souvenirs historiques et d'une antique illustration. Les rois vulgaires comptent par générations, je voulais compter par victoires j et cette dernière supputation me paraissait au moins l'équivalent de la première. J'avais inscrit mes titres sur les pyramides des Pharaons, sur les remparts de Vienne, sur les débris du Kremlin....

CROMWELL

Il VOUS a manque de les graver sur la tour de Londres.

NAPOLÉON

Vos compatriotes, sauf quelques exceptions, ne m^ont pas compris. S'ils l'avaient voulu , nous aurions partage le monde. Pour eux, les mers et les îles, pour moi, les continens. La grande re'volution que j'ai laissée en route était alors terminée; le soleil de la civilisation se levait sur tous les peuples et aurait fondu jusqu'aux glaces de la Sibérie. Alors il eût été temps de parler de liberté; mais l'Angleterre a amené le nord sur le midi ; elle a voulu me perdre , elle a réussi; mais elle en portera la peine et je serai vengé.

CROMWELL

Vos idées toujours gigantesques m^étonnent, et sont hors de ma portée. Ce que je n'ignore pas, c'est qu'il faut de l'espace et du temps pour accomplir des projets aussi vastes que les vôtres.

NAPOLÉON

J'étais pressé.

CROMWELL

Mauvaise excuse , même pour le génie. Avant de construire il faut jeter les fondemens. Vous

étiez comme un arbre superbe dont les magnifiques rameaux s'étendraient au loin dans tout le luxe d'une vigoureuse végétation et qui n'aurait que de faibles racines. Comment pourraitil résister aux tempêtes?

NAPOLÉON

A quoi tout cela a-t-il tenu? A la méprise d'un général. 0 Waterloo ! Waterloo î

CROMWELL

Détrompez-vous ! Vous pouviez conserver la France; mais l'Europe était perdue pour vous. Les veines du peuple français étaient épuisées 5 le secret de vos succès était connu. Vous n'aviez point changé de caractère, et vous vous seriez fait un autre Waterloo.

NAPOLÉON

J'aurais tourné mes vues vers d'autres objets j j'aurais encouragé les sciences, les arts , la littérature.

CROMVTELL.

C'est-a-dire que vous auriez établi les libertés publiques ?

NAPOLÉON

Sans doute.

CROMWELL

Je n^en crois rien, Il n'y a dans la vie des

hommes, quelque supérieurs qu'ils soient, qu'un moment ponr les grandes choses. Le vôtre était passe'. C'était au retour de Tilsitt que vous pouviez tout faire pour l'inte'rieur de la France 5 alors vous pouviez sans crainte de'poser un glaive victorieux et fonder sur une base inébranlable la liberté des peuples. Vous ne l'avez pas fait alors j cette gloire ne pouvait plus vous appartenir.

NAPOLÉON

Peut-être avez-vous raison; mais j'aimerais assez que dans le monde des vivans on pensât et on dît le contraire.

CROMVTELL.

On pourra le dire ; aucun homme raisonnable ne pourra le penser.

NAPOLÉON

A quel rang me placez-vous donc?

CROMW^ELL.

Au rang des hommes de génie qui ont manqué a leur fortune. Si vous aviez associé la force morale a la force matérielle, vous auriez été le bienfaiteur de la France et l'arbitre du monde. Un seul événement de votre vie me prouve que vous ne connaissiez pas votre siècle.

NAPOLÉON

Quel est, je vo«s prie, cet événement ?

CROMWELL

Votre couronnement par le chef de Pe'glise de Rome. Il était e'vident que vous ne connaissiez pas votre terrain. Sorti du peuple, vous agissiez comme si le sang d'une race royale eiit coulé dans vos veines. Vous vouliez éblouir ; mais Péblouissement du peuple n'est jamais de longue durée.

NAPOLÉON

Je voulais me concilier les prêtres.

CROMWELL

Il valait mieux se concilier les citoyens. Les prêtres ne manquent jamais au pouvoir solidement établi. Il est vrai qu'ils vous ont nommé le nouveau Cyrus ; mais , le lendemain du 5o mars , vous n'étiez plus pour eux que l'Antéchrist. Tous les rois et tous les clergés se sont réunis contre vousj vous avez de nouveau succombé.

NAPOLÉON

Vous êtes dans l'erreur ; j'aurais bien vécu avec les prêtres et les rois , c'est l'aristocratie européenne , toute-puissante dans les conseils des monarques , qui a voulu obstinément la guerre , et qui m'a défendu le repos. Les rois auraient pardonné a ma fortune ; les aristocraties n'ont pu oublier ni mon origine, ni ma no-

Liesse fonde'e sur le me'rite personnel et choisie dans tous les raugs ; elles ont senti que le règne des parchemins allait passer 3 vos Anglais euxmêmes....

CROMWELL r interrompant*

N'accusez point les Anglais ; leur existence , comme peuple lihre , devenait un problème sans les neiges pre'mature'es de la Russie. Votre blocus continental m'a fait fre'mir , quand la nouvelle en est venue jusqu'ici : c'était entre vous et eux une afifaire de vie et de mort ; permettez-moi d'applaudir a leur infatigable perse've'rance , je connais mes compatriotes j prudens , intre'pides..,.

NAPOLÉON vivement.

Excellens geôliers. Je les avais vivement attaque'sj mais je les croyais géne'reux. Abandonné de la fortune , n'ayant plus d'asile sur la terre, je voulais m'asseoir au foyer du peuple britannique. Je fus repoussé, quoique la prière du suppliant soit sacrée; je me vis traité en captif par vos compatriotes , moi qui m'étais jeté librement entre leurs bras. Transporté au milieu des déserts de l'Océan , sur un rocher stérile, les derniers jours de ma vie ont été la proie d'une lâche vengeance et des plus exquises tortures; mais le malheur ne m'avait point avili, je vivais dans le passé.

CROMWELL

N'accusez point les peuples des faiblesses ou des crimes du pouvoir ! je rougirais pour l'Angleterre des tourmens de votre captivité', si je pouvais croire qu'elle les eût approuvés. Mais qu'importe î Après tout, ni vous, ni moi n'e'tions faits pour le bonheur. Quand nous nous sommes procuré trop d'émotions fortes , quand nous avons perdu le repos de l'ame, quand des milliers d'hommes se plaignent ou se félicitent de nos grandeurs, ce bruit qui nous flattait nous cause un profond ennui. Alors, il nous faut un sombre asile 5 et il est a peu près égal de le trouver au raiheu des pompes de Westminster ou des solitudes de Long-Wood.

NAPOLÉON

Ces pensées sont raisonnables , j'en conviens; mais je n'y suis pas encore accoutumé ; des souvenirs trop récens m'obsèdent. Ici, nul ne s'attache a ma fortune j on me regarde tranquillement , on me traite avec indifférence. Ce n'est pas tout ; j'apprends que dans ces capitales , qui ne reverront plus mes aigles, quelques hommes se permettent de raisonner à mon égard comme n'ayant plus rien a attendre. Ils prononcent sur le passé , et disent : « Il est accompli. )) Ils ne m'entrevoient plus dans l'avenir . trompant tous leurs calculs, et accablant leur imagination. Il n'est pas jusqu'k leurs princes

qui ne se mettent a leur aise 5 ils vont et ils viennent; car je ne suis pas la. On dit même qu'il en est un a qui on parle de lauriers en de certains idiomes, et qui, de temps a autre , fait savoir ses intentions jusque vers le midi j en ve'rité, c'est a perdre patience.

CROMWELL

Vous aurez plus de re'signation quand vous aurez se'journé sur nos rivages. Dans ce monde, comme dans l'autre , il faut faire une fin et imiter Candide.

NAPOLÉON

Quoi ! le puritain Cromwell cite le philosophe Voltaire !

CROMWELL

Je sais que vous ne l'aimiez pas , vous aviez de bonnes raisons pour cela. 11 doit être de'testé de tous ceux qui asservissent ou qui veulent asservir les peuples ; mais, vous avez été' maladroit d'avouer votre inimitié. Quanta moi, je me suis réconcilié avec lui depuis que j'ai lu ses ouvrages 5 ils m'ont instruit et amusé. D'ailleurs, en sa qualité d'historien, il m'a rendu justice; je lui dois même de la reconnaissance. Ne soyez donc pas surpris que je vous invite a imiter Candide. Si vous m'en croyez , vous demanderez sur ces bords une plate-bande pour 1 20.

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