‹ Les hermites en libertéChapitre 17 sur 47 · DE LA PRISON · texte numérisé non relu

DE LA PRISON

voue que, dans les premiers jours, cette cérémonie m'a déplu ; le bruit assourdissant des verrous résonnait désagréablement à mes oreilles. Mais je m'y suis accoutumé. J'ai réflécbi que je me renfermais moimême le soir dans mon logis , sans éprouver aucune émotion; et qu'après tout, le mode de clôture était en lui-même assez indifférent. J'ai donc pris mon parti en homme raisonnable ; lorsque j'entends le fracas périodique de mon guichetier, je pense à la sollicitude de ce pauvre homme qui me tient sous clef comme quelque chose de bien précieux. Il faut qu'il veille sur ses prisonniers , qu'il soit sur le qui-vive , qu'il ait toujours l'oreille au guet. Ne suis-je pas plus libre que cet homme-là ?

Vous insistez ; vous me dites : on vous a enfermé dans la même prison avec des malfaiteurs, avec des hommes dégradés par le vice. Vous devez rougir de vous trouve?

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