A SAINTE -PÉLAGIE
quent l'tm k Pantre ; ils sont sous la même suryeillairce. * ' -
« N* 4 du petit corridor, dit notre conducteur Il mon compagnon de captivité ; voila votre^lo^emeit ; vous y serez très-bien , vous pourrez voir k travers vos griller les ^ tenus pour dettes se promener dans ia cour de la maison ; cela vous distraira : c'est la vue la plus agi*éable de Sainte-Pélagie. »
Je croyais qu^on allait me placer dans la cellule, Toistne. « Point du tout , me dit mon gar* dten; oin a jugé convenable de vous séparer, et c'est' dans un grand corridor, n^. 17, que vous dllez établir votre domicile* »
i( J'ai vu votre cellule, venez donc voir la mienne^ » dis-jè k M. Jouy* Nous suivons notre guide , et vers le milieu de ce grand corridor nous trouvons un groupe nombreux de détenus politiques qui nous attendaient pour nous souhaiter la bienvenue. Nous répondons comme il convient k cette politesse , et nous causons un moment avec eux. Un événement qui s'était passé le jour même dans la maison faisait le sujet de tous les entretiens. Une jeune femme qui venait de quitter son mari , détenu pour dettes;., s'était tiré deux coups de pistolet k balles dans le corps j elle était tombée baignée dans son sang, et on l'avait déposée dans une maison voisine. La cause de cet acte de désespoir était encore inconnue*