LES FEMMES
tûire a de'jk consacré tous ces noms glorieux; c'est de vertus plus familières et de scènes moins douloureuses que j'entretiens ici mes lecteurs.
C'est un spectacle bien digne de l'atten- • tion d'un observateur aini des femmes que celui du salon de Sainte-Pélagie le jeudi et le dimanche de chaque semaine* Ces deux jours sont les seuls où les hommes détenus dans cette maison pour délits véritablement correc^ tionnels puissent recevoir la visite de leurs parens et de leurs amis.
Une première remarque k laquelle ce cha-^ pitre tout entier servira çlc commentaire , c'est qu'k ces réunions les femmes se rendent en beaucoup plus grand nombre que les hommes.
J'ai souvent prolongé mon séjour dans cette assemblée plus bruyante que brillante, pour bien saisir l'ensemble et Jes détails.
L'éducation , la position sociale , établissent entre les hommes des différences qui sont beau- ^ coup mt)ins sensibles parmi les femmes , et que deux sentimens qui semblent faire partie d'elles-mêmes , la pitié et l'amour , font tout-à-fait disparaître. Auprès des malheureux qu'elles consolent |le vêtement seul les distingue : toutes semblent alors posséder au même degré cet art charmant de deviner leur goût, de soutenir leur courage, de ménager leur amour-propre , en un mot , de verser 3ur les plaies du cœur ce baume que leur