‹ Les hermites en prison, ou consolations de Sainte-PélagieChapitre 47 sur 86 · VUES DE SAINT€-PÉLAGIE · texte numérisé non relu

VUES DE SAINT€-PÉLAGIE

ifigënieuse tendresse peut seule préparer. Ces soins moraux sont bien au-dessus des soins physiques et des attentions matérielles dont elles ut sont pas moins prodigues.

Parmi les femmes au milieu desquelles j'ai passé quelques heures les jours de grande réception, on m'a montré une jeune fille qui , depuis trois ans, vient de Nanterre k pied, deux fois par semaine, et quelque temps quil fasse , pour apporter k son ami queliques petits gâteaux du pays, dont il est très-friand : il la grondait ce jour-lk d'être venue par le mauvais temps ^u'il faisait , et j*écnutais avec attendrissement tous les petits mensonges que son cœur lui suggérait pour atténuer le mérite de son dévouement : « Il ne pleuvait pas au momeut où elle était partie de chez elle; quand la pluie a commencé, elle avait eu le bonheur de rencontrer la mère Françoise , et cette bonne laitière l'avait prise dans sa petite charrette couverte , et la v ait conduite jusqu'au boulevart de la Madeleine. » Et tout en parlant elle essuyait ses vêtemens mouillés , et faisait signe au vieillard qui l'accompagnait de ne la point démentir.

Sur un autre banc , je voyais une femme belle encore , quoique dans le déclin de l'â« ge, qui pressait son fils contre son. cœur avec une expression de douleur et de tendresse dont rien ne peut rendre le charme ; son mari

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