SUITE DE LA PRISON
un contre-seBs dans notre iiépid>Iique* Nous administrons nous • ttièmes nos affaires y et riotérftt de tous est Missi l'intërèt de dia** que citoyen. Ainsi quand je rends un service k la société y c'est un service que je me teftds k moi«^mème. Vous voyez bien que nous ne sommes pâis tout-k«fait désintéressés.
— « Je vois que vous êtes dignes de la Ii« berté. C'est le plus grand éloge que puisse mériter un peuple. Mais puisque nous sommes sur ce sujet , permettez-*moi de vous demander quelques éclaircissemens sur l'état actuel de vos mœurs. »
-* « Je suis prêt a vous répondre. »
— « On ne saurait nier que vous ne soyez, le peuple le plus Kfare et peiat^^ètre le plus heurenx de la terre , si du moins le bonheur consiste dans la pai:^, PabolMlance et la sécurité. Mais il kne semèile qu'il vans man^ qae quelque chose. La ouitturiB des iifi»Hix*artB est une source de jouiseanoes dont vous êtes privés. On chercherait «n vain parmi vouscespalais magnifiques^ ces jardhii dessîaés airac goût /ces temples majestueux , tous c0s gruids édifices , dkefs-d'esuvre du génie qui font Vor* gaeîl de nos ejtés et l'edmiration dès étran-^ gers. Vos théâtres sont mesquins , vos acteurs médiocres ; v«us n'avez pas même l'idée de ce qu'est un grand opéra avec ses machines , ses décorations et ses ballets. J'en conclos qne
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Tdns arêtes pas encore toQt-Wfiiit civilisés, cap nem fegardons tout cela comme les résultats nécessaires d une haute civilisatioii. ]1 notti ' fatit k nous autres Européeas de grands -artistes, d'eiLcelleus comédiens, des compositeurs de musique , des spectacles de tout genre , des poètes , des beaux esprits des deux sexes, des académies et même des athénées. Sans cela, BOUS nous ennuierions li périr, HoUs ne serions pas hetSnreux. y^
— ^ « Avant de vous répondre, je voûdraisf savoir ce ^ue vous entendes par )e terme de civilisation. »
— « Un mc^ent. Jel n'y avais pas encore aèseï Téfléchi. » ^
— « Permettez-moi de vou^ aider. En cher-' chant quel doit être le but de ce que vous nommez civilisation , peut-être découvrironsnous «a véritable définition. Dites-moi si ce but n^èst pas d^édairer un peuple sur ses droits et mrt ses devoirs , de lui en inspirer le sentinient , de le condairé ^ exercer les uns et h reràplir les autres dans toute leur étendue* N'est-ce pas Ta le but de la civilisation?»
— « Je pense comme vous. »
•i— ^ Pre»é2*-y gs^de , vous seriez forcé de condnre que ce ne sont ûi les spectacles , ni ^«» peinture, tii k musique, ni la danse, ni les mervcîHes de l:'ar(jhitecturc,- qui Bont l'objet véritable dé la civilisation. »