PRÉLIMINAIRE
DES CONSOLATIONS
il ous venions d'être condamnés par la cour royale de Paris , statuant sur l'appel de M. le procureur du roi , à subir untnois de détention ^. Nous avions vingtquatre heures pour maudire nos juges ; nous nous sommes contentés de les plaindre; et nous avons été dîner. Il faut que Tair du palais de justice aiguise Fappétit.
Sans cela , j'aurais de la peine à expliquer la manière distinguée dont nous nous sommes conduits à table, et l'embonpoint de la plupart de nos magistrats.
Si j'étais docteur de la faculté , et qu'il me tombât sous la main quelques-uns de ces sybarites qui sont toujours mécontens de leur estomac , je leur prescrirais une promenade de deux heures dans la salle des Pas-Perdus , je les for-
* Voj. les pièces justificatù^s , à la fin de la a™* partie- 1 1.