‹ Les hernies inguinales de l'enfanceChapitre 2 sur 76 · IV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

IV AVANT-PROPOS

Nous verrons, dans le cours de ce travail, de quelle manière les faits répondent à cette affirmation.

Ce que nous pouvons dire ici, cest que Vhistoire des hernies inguinales de V enfance a été faite moins avec l'observation directe des faits que d'après des analogies et de simples suppositions, et que dans les ouvrages classiques ou spéciaux, c'est à peine si la hernie inguinale infantile fait l'objet d'une mention en passant, maladie curieuse, sans doute, mais bonne tout au plus pour le bandagiste, et dont le chirurgien ne s'occupera que plus tard.

Nous subissions, nous aussi, l'influence de cette opinion généralement admise, quand nous avons pris possession du grand service de chirurgie infantile qui fut ouvert à l'hôpital Tenon, en 1889. Nous n'avions pratiqué, jusque-là, que sur des adultes.

Nous avions eu, il est vrai, l'occasion d'opérer, en 1881, un enfant de cinq semaines apporté du dehors, un matin, dans le service de M. le professeur Duplay, que nous avions l'honneur de remplacer, pendant les vacances, à l'hôpital de Lariboisière.

Alexandre Michon, âgé de cinq semaines, 8, rue d'Aubervilliers, aux Quatre-Chemins, portait dans la bourse droite une hernie du volume d'une petite poire, étranglée depuis deux jours et impossible à réduire. Vomissements, choléra herniaire, mort imminente.

Kélotomie, dissection minutieuse du sac, torsion du pédicule séreux, ligature et fixation du collet. Guérison.

L'opération avait eu lieu le 4 septembre 1882.

L'observation avait été égarée et l'enfant n'avait pas été ramené^ une fois sa plaie guérie.

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