‹ Les hernies inguinales de l'enfanceChapitre 65 sur 76 · HERNIE INGUINALE DOUBLE; ENTÉROCÉLE · texte numérisé non relu

HERNIE INGUINALE DOUBLE; ENTÉROCÉLE

Eafantbien constituée. Hernie à terme. Hérédité: grand père, hernie inguinale double. Pas de maladie antérieure. A droite et à gauche , anneau admettant le doigt. Bons piliers. Coliques fréquentes et pâleur subite.

Depuis quatre mois Tenfant est triste et a beaucoup maigri.

Opération le 5 avril, des deux côtés. Incision transversale. Ligature des collets au catgut. Suture des piliers avec trois fils d*or couplés. Suites très simples. Guérison à sec en dix jours. L'enfant sort le 24 avril sans pansement. Revu en mai 1893. Etat parfait.

Nota,—Ce^t parce qu'il s'agissait d'une fille, que nous avons fait la double opération dans une seule séance : la présence du cordon spermatique exigeant la possibilité de précautions, demandant un espace de temps, et impliquant des complications spéciales.

Obs. LXXIX. — Louise Samson, 8 ANS; 12, rue Julien- Lacroix, entre,, le 22 septembre 1893, salle A. Paré, 23.

HERNIE INGUINALE DROITE; ENTÉROCÉLE

Enfant petite, sèche, mais vigoureuse. Hérédité grand-paternelle. Coqueluche à trois ans. La hernie apparaît seulement Tannée dernière à l'occasion d'un effort, avec de vives douleurs. Hernie petite et très douloureuse. Exagération des souffrances par le bandage (?), qui d'ailleurs est mauvais, mal appliqué et souvent délaissé ; coliques, vomissements, syncopes.

Opération le 28 septembre. Incision transversale. Ligature du collet avec le nœud du meunier, excision du sac. Anneau rond. Bons piliers. Suture avec trois fils de platine couplés. Suites absolument bénignes. Sort en bon état, l'anneau totalement fermé, le 4 octobre. Revue le 10 novembre. Disparition des douleurs. Etat local parfait. Sera suivie.

Revue le 5 janvier 1894. Pas trace de hernie.

Obs. LXXX. — Marie Leclère, 12 ans et demi; 6, rue Chassagnol (Bagnolet), entre ^ le 4 février i 892, salle A. Paré, 2, sort le 20 février.

HERNIE inguinale DROITE.

Constitution lymphatique. Pas d'hérédité herniaire. Pas de coqueluche, ni de rouçeole. Il y a quatre mois, accidents que l'on attribua à des indigestions : coliques, douleurs dans l'aine suivies de débâcles intestinales. Le médecin reconnaît une hernie et prescrit un bandage, qui n'est pas supporté. L'enfant n'a donc jamais été traitée par le bandage, il y a dix jours, accidents graves d'étranglement : douleurs, vomissements, bal-

lonnement du ventre. Réduction par Tapplication de cataplasmes. La hernie est généralement sortie le jour, elle rentre par le fait du décubitus. Elle a le volume d'une petite noix. Piliers bons : le doigt est pincé pendant Teffort brusque.

Opération le 8 février. Incision transversale. La hernie, qui était sortie dés le début de la chloroformisation, rentre dès le premier coup de bistouri. On arrive sur un sac très mince et réduit à une saillie de i centimètre au plus, à la suite de la rentrée de l'intestin . Sous nos yeux, pendant un effort de vomissement, l'intestin sort et le distend. Cette minceur et cette rétractilité du sac nous suggèrent Tidée de ne pas l'ouvrir. On le refoule dans Tabdomen. Suture des piliers avec trois fils d'or couplés. Suites simples d'abord. Le 15 février, tout allant bien, surviennent des vomissements avec ballonnement. Cet accident qui disparaît avec une abondante çarde-robe, nous inquiéta d'abord et nous fit regretter d'avoir réduit le sac sans l'ouvrir.

Nous ne conseillons pas cette pratique, quoi qu'il semble que les accidents du 15 février tiennent à une indigestion et non à l'engagement de l'intestin dans le sac refoulé. L'enfant a été revu en juillet, en novembre 1803 et en janvier 1894. Guérison parfaite. Il n'y a plus eu de trouoles intestinaux.

Obs. LXXXI. — Camille Bouvet, 14 ANS ; 6, rue Bîchat, entre, le 1 1 septembre 1893, salle A. Paré, 14.

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