DOYON
-s DES HERPÈS GÉNITAUX
fugace, mais toute une dialhèse à côté d'un simple parasite.
Chaque époque, en effet, s'est signalée, bien plus chacune des doctrines médicales successives semble avoir marqué son empreinte par la manière dont elle a payé son tribut à cette confusion croissante. Aux temps où dans les sciences naturelles, le langage ne faisait que traduire les apparences objectives, on trouve l'expression herpès employée à désigner des altérations chroniques de la peau à caractère serpigineux, « ulcères rongeurs ».
Plus lard, la notion analomique venant à prévaloir, Willan, Bateman se servirent de celte dénomination pour indiquer une forme de maladie cutanée caractérisée « par des vésicules en nombre variable, réunies en groupes distincts, reposant sur une base enflammée, et dont révolution s'accomplit dans l'espace d'un ou deux septénaires, sans s'accompagner de réaction fébrile. »
Dédaigneuse, par principe, de cette étroite conception, l'école d'Alibert appliqua le même terme à un grand nombre de lésions cutanées d'ordre diathésique ; et par suite le mot herpès, ainsi que ses dérivés herpétisme, herpétique sont restés, sont encore journellement usités comme synonymes du mot dartre.
Enfin, la souveraineté des déterminations histologiques s'affirmant de plus en plus, on voit aujour-
d'hui certaines affections parasitaires de la peau et des poils, décrites sous le nom d'herpès, et justement celles {herpès circirné, herpès tonsurant) provoquées par la présence d'un parasite végétal, du trichophyton; affections que pour les rendre à leur place naturelle, M. Hardy a précisément proposé d'appeler trichophytie.
C'est à apporter la lumière dans tout ce cahos, c'est à faire œuvre de clarté dans l'œuvre de confusion créée par les malentendus doctrinaux, que le présent ouvrage est consacré : c'est là que va être dirigé notre permier effort.
MMflH