HISTOIRE DU MANUSCRIT
Nous avons indiqué que notre manuscrit des Heures à l'usage d'Angers portait, sur sa reliure en maroquin rouge du xvme siècle, des ornements héraldiques empruntés au blason des Rohan-Soubise. Nous avons dit aussi que sur le feuillet blanc placé en tête du volume, avant le calendrier, se lisait deux notes, dont la seconde écrite par Dupuy est également du xvme siècle.
Voici le texte de cette seconde note qui, tout en expliquant les emblèmes de la reliure, constitue un précieux document pour l’histoire des destinées du livre :
« Ce superbe manuscrit, le plus beau de la Bibliothèque] Soubise provient de la Bibliothèque] de Durfé. Ce fut l’abbé des Essart qui le procura au car-
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diiial de Soubise, sous la minorité du marquis du Châtelet. Il coûta trente louis à ce prélat qui en faisoit le plus grand cas et l’avoit fait relier à ses armes.
[Signé] Dupuy. »
L’expression de « Bibliothèque Soubise », employée dans cette note, s’applique ;i la magnifique collection de livres qu’avait réunie Charles de Rohan, prince de Soubise, né en 1715, maréchal de France en 1758, mort en 1787, dont le nom est encore rappelé h Paris, de nos jours, par le Palais si luxueux où sont installées les Archives Nationales. Quant au cardinal de Soubise qui avait fait relier le manuscrit à ses armes, et savait en apprécier la beauté, c’était le frère puîné du maréchal, Armand de Rohan-Soubise, né en 1717, cardinal en 1747, membre de l’Académie française, ayant succédé en 1749, comme évêque de Strasbourg, à son oncle le cardinal Armand-Gaston de Rohan. Le cardinal de Soubise mourut jeune, en 1756, et c’est ainsi que le livre d’Heures put entrer d’une manière très naturelle dans la bibliothèque de son frère le maréchal.
La note de Dupuy indique encore que, avant d’arriver aux Soubise, notre livre d’Heures avait fait partie de la bibliothèque des d’Urfé. Cette bibliothèque fut longtemps une desplus fameuses de France. Le Père Jacob, à la page 671 de son traité Des pins belles bibliothèques publiques et particulières, paru en 1655, en fait un grand éloge et signale qu’elle contenait 200 manuscrits sur vélin, tous reliés en velours vert. Sa richesse est encore attestée au xvme siècle par un écrit du temps, où l’on ne songerait guère, au premier abord, à aller chercher des renseignements sur des manuscrits, les Mémoires de Casanova.
La collection d’Urfé avait été constituée, dans la première moitié du xviG siècle, et installée d’abord au château de La Rastie, qui existe encore à Saint-Étienne le Molard, dans le département delà Loire, par Claude d’Urfé, gouverneur de Henri II, ambassadeur à Rome et au concile de Trente, gouverneur et bailli de Forez, grand-père du fameux Honoré d’Urfé, l’auteur de VAstrée '. Claude d’Urfé avait eu d’autant plus de facilité pour la former que
1. V oir : Comte G. de Soultrait et Félix Thiollier, Le Chitea.ii de la Bastie d’Urfé et ses seigneurs , ouvrage publié sous les auspices de la société de la Diana, 188G, in-folio (p. 44-45, pour ce qui concerne plus spécialement la bibliothèque). Cf. Lucien Bégule, Les vitraux du moyen âge et de la renaissance dans la région lyonnaise, Paris, 1911, in-4°, p. 138-145.
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s’étant marié, en 1532, avec une fille de très haute maison, Jeanne de Balsac d’Entraigues, il se trouvait, du fait de cette union, avoir épousé l’héritière, au moins pour une part, d’une autre bibliothèque plus ancienne. Jeanne de Balsac, en effet, par sa mère, Anne Malet de Graville, était la petite fille d’un personnage qui se montra grand amateur de beaux manuscrits dès l’époque des rois Louis XI, Charles VIII et Louis XII, l'amiral Louis Malet de Graville, gouverneur de Picardie et de Normandie, mort en 1516.
Anne Malet de Graville elle-même, dont le nom vient d’être cité, savait apprécier les livres de luxe. J’ai retrouvé jadis en Angleterre, dans l’ancienne bibliothèque de Sir Thomas Phillipps, un manuscrit qui lui fut offert par un de ses cousins à titre de « livre d’amour ». Le susdit « livre d’amour » renferme la traduction française des Histoires Chaldéennes de Bérose, texle dont le choix apparaît assez inattendu en semblable occurrence, mais qui est richement enluminé et orné d’une miniature allégorique où figure l’Amour en personne qui vient apporter le livre à sa destinatrice ‘. Celle-ci se piquait d’ailleurs de cultiver la littérature ; elle écrivit une nouvelle rédaction en vers du roman des Amours d’Arcite et Palémon , imité de la Tliéséide de Boccace. La Bibliothèque Nationale de Paris possède une copie de cette œuvre (ms. français 25441 ) qui provient précisément du gendre d’Anne Malet de Graville, Claude d’Urfé, l’organisateur de la collection des livres du château de La Bastie.
La maison d’Urfé s’éteignit en 1724 avec le marquis Joseph-Marie de Lascaris d’Urfé. Celui-ci, n’ayant pas d’enfants, avait choisi pour héritier un petit-fils de sa sœur Françoise-Marie, qui avait épousé un La [Rochefoucauld, de la branche des marquis de Langeac. Une alliance contractée au xvme siècle fit ensuite passer la succession d’Urfé des La Rochefoucauld-Langeac aux marquis du Chastelet.
Malheureusement, la détresse croissante des derniers descendants par les femmes de la maison d’Urfé les réduisit à faire argent de tout, et les obligea à vendre à vil prix la précieuse collection de Claude d’Urfé, qui avait été apportée à Paris. En 1776, tout ce qui en restait, en fait de manuscrits et de
1. Paul Durrieu, Les manuscrits à peintures de la Bibliothèque de Sir Thomas Phillipps à Chellenham , p. 48-50 (Paris* 1889, in-8°. Extrait de la Bibliothèque de l'École des Charles, t. L, p. 428-430).
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livres sur vélin, fui cédé en bloc au duc de La Yallière ; mais la dispersion avait commencé antérieurement à cette date, et des volumes avaient été aliénés de côté et d’autre. Tel était le cas pour nos heures manuscrites à l’usage d’Angers, déjà passées au cardinal de Soubise durant la minorité du marquis du Chastelet.
Avec Claude d’Urfé, nous remontons déjà à la première moitié du xvie siècle, dans l’histoire du manuscrit. Si nous pouvions établir que celui-ci a fait partie des volumes qui sont venus aux d’Urfé de l’amiral Malet de Graville, nous gagnerions encore deux générations en reculant jusque vers le règne de Louis XI. Mais, d’après le caractère de son ornementation et de ses peintures, notre manuscrit date peut-être du second quart du xve siècle, et à tout le moins d’une époque antérieure à la mort de Charles VII en 1461. Il a donc dû avoir un ou plusieurs possesseurs plus anciens que l'amiral Malet de Gravide lui-même.
Dans la bordure du folio 31 qui ouvre les Heures de la Vierge et que nous reproduisons sur notre planche XIV, on voit se détacher, sur un fond d’or bruni, une combinaison régulière de listels repliés sur eux-mêmes. Ce même ornement se retrouve dans les bordures des folios 6 (calendrier), 14 (début du lexte du volume), et 39. Une imagination un peu audacieuse pourrait peutêtre être tentée de rechercher dans ces entrelacs une marque de possesseur. Mais toute vérification faite, je crois .que l’opinion n’est pas soutenable et qu'il n’y a là qu’un simple motif d’ornementation, que l’on rencontre utilisé d’ailleurs dans d’autres volumes, notamment dans les Grandes Heures de Rohan, ms. latin 9471 de la Bibliothèque Nationale dont nous reparlerons plus loin. Il faut donc avouer que nous ne voyons rien dans le manuscrit qui soit de nature à laisser soupçonner quel put être son premier destinataire.
Revenons maintenant à l’époque où le manuscrit était dans la bibliothèque des Soubise. En 1787, le maréchal de Soubise mourait, et dès l’année suivante paraissait un catalogue de vente qui annonçait que la Bibliothèque Soubise allait être dispersée au feu des enchères, dans le courant du mois de Janvier 1789. Aotre volume est inscrit dans ce catalogue sous le n° 604 :
« Heures à l usage d'Angers, in-4", MS. sur vélin, 35 grandes et 24 petites et belles miniatures, sans les encadrures. » Elles forment le dernier terme d une série qui comprenait onze autres livres d’Heures manuscrits à peintures.
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Les résultats matériels de la vente de la collection Soubise, en 1789, furent, peut-être à cause des circonstances politiques, bien peu brillants en ce qui concerne la catégorie de ces livres d’Heures manuscrits. Dix d’entre eux restèrent à des prix inférieurs à 50 livres ; un (n° 598 du catalogue) monta jusqu’à 120 livres ; mais celui-ci ne comptait pas moins de 37 miniatures « dont plusieurs, faisait remarquer le catalogue, sont singulières par la représentation des vices »
Seules, nos Heures à l’usage d'Angers se défendirent un peu aux enchères ; elles atteignirent le prix de 260 livres un sol Le cardinal de Soubise les avait payées 30 louis, soit à raison de 24 livres par louis, 720 livres. La dépréciation était considérable.
L’acquéreur de nos Heures à la vente Soubise fut un collectionneur du nom de Chardin qui a possédé toute une série d’autres très beaux livres. Sous le Premier Empire et la Restauration, ce Chardin lit plusieurs ventes de sa bibliothèque, en 1811, 1820 et 1824. Sur aucun des catalogués de ces trois ventes on ne voit désigner d’une façon formelle des Heures à l'usage d'Angers. Peut-être se cachent-elles sous le n° 116 de la vente de 1811 : « Heures, xve siècle, 35 min. grandes et petites ». Mais Chardin peut aussi les avoir cédées de gré à gré.
Ce qui est certain, comme nous l’avons déjà dit au début de cette étude, c’est qu’au xix° siècle notre manuscrit avait émigré en Angleterre et se trouvait chez les ducs de Hamilton ; qu’il a été cédé avec l’ensemble de la bibliothèque Hamilton au Musée de Berlin ; qu’il a été ensuite remis en vente à Londres au mois de mai 1889 ; et qu’enlin c’est sa très heureuse acquisilion par M. Martin Le Roy qui vient de le ramener dans la patrie de Claude d’Urfé et du cardinal de Soubise.
1. Je crois intéressant de signaler que j’ai retrouvé la trace du manuscrit en question. Il s’agit d’un livre d’Heures qui a passé, sous le n° 2135, dans une des ventes de la collection Robert Hoe faite à New-York en mai 1911. Il a réapparu tout récemment dans le Catalogue de beaux livres rares, Manuscrits, Autographes, etc., en date de 1912, publié, avec planches et illustrations par la librairie Joseph Baer et Cie, à Francfort-sur-le- Mein. Quatre pages du volume (n03 4680) sont reproduites sur les planches LIIIbet LIIIC du susdit catalogue.
De 120 livres, prix payé en 1789, la valeur vénale du manuscrit a été portée à 50.000 marks allemands, soit environ 62.500 francs.
2. Ces indications de prix sont inscrites à la main sur un exemplaire que possède le département des Imprimés de la Bibliothèque nationale (sous la cote A 12047) du Catalogue des livres imprimés et manuscrits de la Bibliothèque de feu Monseigneur le prince de Soubise, maréchal de France, dont la vente sera indiquée par affiches au mois de janvier 17 89, Paris, Leclerc, 1788, in-8°.
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LE STYLE DES MINIATURES. — LEUR PLACE DANS L’HISTOIRE DE l’âRT FRANÇAIS.
Ce qui frappe au premier abord lorsqu’on examine les Heures manuscrites à l’usage d’Angers, — et. le fait apparaît également sensible dans nos reproductions — c’est que les miniatures du manuscrit doivent être l’œuvre de différentes mains. Suivant les pages, le mérite d’art varie cl’une manière très accentuée. Mais, en même temps, d’un bout à l’autre de la série d’images, on rencontre un sentiment général d’unité d’inspiration, l’application de certaines formules constantes, l’emploi d’une même gamme de coloris. Il devient évident, pour qui est familiarisé avec l’étude des manuscrits exécutés en France au xve siècle, que nous avons là un volume dont les peintures ne sont lias toutes du même pinceau, mais sortent cependant d’un unique atelier. Les exemples analogues sont très fréquents.
Dans l’ensemble des miniatures, un groupe s’impose à l’attention, ou pour mieux dire à l’admiration, par la beauté et l’ampleur du dessin que rehausse la grandeur des proportions données aux figures. C'est la suite des douze Apôtres qui se succèdent un à un, du fol. 160 au fol. 171, se dressant chacun sur toute la hauteur d’une page.
Les Douze Apôtres jouent un grand rôle dans l’iconographie chrétienne. La statuaire, les vitraux, les montrent souvent un par un ; mais il est très rare que dans les manuscrits français du xive et du xve siècle, ils se présentent tous également isolés. En général, à part trois ou quatre apôtres principaux comme saint Pierre, saint André, saint Jean, saint Jacques le Majeur, ils sont réunis en groupe. A vrai dire, en dehors du manuscrit Martin Le Roy, je ne connais, dans tout ce que j’ai pu étudier en fait de manuscrits français ou franco-flamands de l’époque envisagée, qu’un seul exemple d’une série, non pas même semblable, mais analogue : c’est la fameuse suite des douze Apôtres, représentés assis et alternant avec les figures d’autant de Prophètes, qu’ André Beauneveu a peintes en tête du psautier latin-français du duc Jean de Berry (Ms. français 13091 de la Bibliothèque nationale). Ainsi donc nos figures d’ Apôtres, en dehors de leur beauté, ont encore l’intérêt de
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constituer une disposition presque exceptionnelle pour un livre de pareille catégorie. Il y a longtemps d’ailleurs que la série paraît avoir conquis l’estime des connaisseurs. Du temps où le volume appartenait aux Soubise, on avait fait exécuter, pour le renfermer, un étui en maroquin rouge ; et l’étui en question, dans lequel le manuscrit se trouve toujours placé, porte au dos cette inscription frappée en or : « les 12 apôtres de durfé. ms. » Il semblerait, par conséquent, que la mention de cette suite d’images fût devenue comme un titre traditionnel pour le manuscrit.
l)e ces figures d’ Apôtres, l’une, celle de saint Pierre, qui ouvre la série, est d’une exécution particulièrement magistrale. Une des suivantes, saint André, se rapproche de celle-ci. Cependant la facture en est un peu plus sèche. Elle semble trahir une autre main. De cette même seconde main, main très experte et sachant généralement donner une grande accentuation aux physionomies, seraient également, suivant nous, les dix autres figures d’ Apôtres. -Sans être toujours de la même valeur esthétique, les « Douze Apôtres de Durfé » constituent un ensemble superbe et d’une très grande importance pour l'histoire de l’art français.
Le reste des peintures disposées dans le corps du volume, ainsi que les petites images qui décorent le calendrier, sont d’une exécution beaucoup moins puissante ; elles ont dû être évidemment confiées à des collaborateurs d’un rang inférieur. Mais dans certaines d’entre elles, et surtout dans celles qui accompagnent les Psaumes de la Pénitence et les Vêpres des morts (pl. XVII et XVIII de notre reproduction), on retrouve une originalité de composition qui trahit certainement l'influence, sinon même la direction supérieure, d’un éminent chef d’atelier.
Pour apprécier leur véritable valeur les miniatures du manuscrit Martin Le Roy, il ne suffirait pas d’interroger, comme nous venons de le faire, le volume même. Il est nécessaire de faire intervenir encore d’autres superbes manuscrits à peintures que j’ai constaté depuis longtemps avoir été incontestablement illustrés par les mêmes mains et dans le même atelier.
Parmi ces manuscrits on se bornera à en mentionner ici trois, comme étant les plus suggestifs. Ces trois manuscrits sont également, de même que le volume Martin Le Roy, des Livres d'Heures.
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1° A la Bibliothèque nationale de Paris, ms. latin 9471, les Grandes Heures de Rohan.
Ce livre d’Heures, splendidement illustré, porte le blason de Rohan, sous la forme ancienne, telle qu’on la trouve adoptée pour leurs sceaux par les sires de Rohan, depuis les contemporains de saint Louis jusqu’à Jean II, vicomte de Rohan, qui vivait de 1460 à 1516. Cette forme ancienne diffère de la plus moderne en ce que le nombre des macles de l’écusson de Rohan est de sept au heu de neuf1.
2° Au Fitzwilliam Muséum de Cambridge, ms. n° 62, les Heures dites d'Isabelle Stuart, duchesse de Bretagne.
Ce manuscrit, d’un format analogue à celui des Grandes Heures de Rohan , est également d’une extrême richesse d’ornementation. Il porte dans l’état actuel les armoiries d'Isabelle Stuart, qui lut mariée en 1441 au duc de Bretagne François Ier. On y voit même à deux endroits le portrait de cette princesse. Mais l’introduction de ces portraits constitue un remaniement ; et les armoiries peuvent avoir été ajoutées après coup.
La dévotion à sainte Radegonde tient une place à part dans la constitution du volume, ce qui pourrait indiquer que le manuscrit a des attaches avec le diocèse de Poitiers. Toutefois il ne faut pas oublier que dans noire manuscrit même qui est à l’usage d’Angers, on trouve aussi une prière à sainte Radegonde accompagnée d’une image de cette sainte. On sait d’ailleurs que l’Anjou et le Poitou sont deux pays contigus3.
3° A la Bibliothèque nationale de Paris, ms. latin 1 156 A : Livre d'Heures des ducs d'Anjou.
Ce livre n’a jamais été bien étudié jusqu’ici et je me prépare a lui consacrer un travail spécial. Il le cède en splendeur aux Grandes Heures de Rohan, mais il offre avec celles-ci d’indéniables relations. Le calendrier par exemple est identique de part et d’autre 3. De tous les manuscrits que nous groupons,
1. On trouvera des reproductions de miniatures de ce manuscrit dans : Comte Paul Durrieu, La Peinture à l'Exposition des Primitifs français (Paris, 1904, in-4°), p. 71; et dans Émile Male, L'art religieux à la fin du Moyen Age en France (Paris, 1908, in-4°), figures 29, 54, 67, 72, 107 et 182.
2. Sur ce manuscrit voir : Montague Rhodes James, A Descriptive Catalogue of the manuscripts in the Fitzwilliam Muséum (Cambridge, University Press, 1895, in-8°), p. 156 à 174 et planche XIII.
3. Il n’y a que deux infimes divergences ; et encore celles-ci sont-elles dues uniquement à deux erreurs de plume commises dans le ms. latin 1156 A, où elles ont fait, au mois de septembre, intervertir les fêtes de « saint Hiete » et « saint Fremin », et au mois de décembre sauter le nom de « saint Severin ».