‹ Les Heures de Notre Dame dites de HennessyChapitre 37 sur 45 · LA PARABOLE DES OUVRIERS DE LA VIGNE · texte numérisé non relu

LA PARABOLE DES OUVRIERS DE LA VIGNE

46. LA PARABOLE DU SEMEUR. — « Celui qui sème est allé semer son grain et une partie de la semence qu’il semait est tombée le long du chemin, où elle a été foulée aux pieds, et des oiseaux du ciel l’ont mangée. — Une autre tomba sur la pierre, et, ayant levé, elle sécha parce qu’elle n’avait point d’humidité. — Une autre tomba parmi les épines, et les épines croissant en même temps, l’étouffèrent. — Une autre tomba dans la bonne terre, et, ayant levé, elle porta des fruits au centuple. » (Saint Luc, chap. vm, v. 5-8.) Jésus-Christ se servit de cette parabole pittoresque pour montrer les résultats si divers de la prédication divine.

La miniature nous montre des oiseaux qui s’empressent de piller le grain qui vient d’être confié au sillon par le semeur. La marge du côté droit est occupée par un petit sentier sablonneux qui monte en formant des zigzags.

47. L’ENSEVELISSEMENT. — Le tombeau est placé dans une excavation sous laquelle est établie une voûte dans le goût de la Renaissance. Le corps de Jésus-Christ est porté par Joseph d’Arimathie et Nicodème. A droite, on voit la Vierge Marie, les mains croisées sur la poitrine; à ses côtés, saint Jean et deux saintes femmes, tandis que Marie-Madeleine est agenouillée, les coudes appuyés sur le tombeau. A gauche du spectateur une sainte femme s’avance portant un vase de parfums. Sur le roc, on remarque des arbres dépouillés de feuilles. L’horizon est encore enflammé des dernières ardeurs du soleil. Dans l’encadrement, qui simule une boiserie, on aperçoit une figure de prophète qui semble indiquer du doigt le sujet qui vient d’être décrit. Dans la frise qui occupe la partie inférieure de la page, les saintes femmes s’éloignent du sépulcre, qu’on vient de fermer au moyen d’une grosse pierre.

48. LA PARABOLE DES OUVRIERS DE LA VIGNE. — « Le royaume du ciel est semblable à un père de famille qui sortit de grand matin afin de louer des ouvriers pour sa vigne; or, étant convenu avec les ouvriers d’un denier par jour, il les envoya à sa vigne. Le maître sortit à diverses reprises et envoya chaque fois des ouvriers rejoindre les premiers qu’il avait loués. »

Les derniers venus reçurent le même salaire que ceux qui étaient arrivés en premier lieu.

Cette parabole sert à expliquer, comme le fait observer un commentateur, la conduite de Dieu dans le salut des âmes; elle donne assez à entendre que ceux qui sont revenus tard à Dieu égalent ou surpassent même en ferveur plusieurs de ceux qui auront travaillé dès le matin de leur vie. (Saint Mathieu, chap. XX, v. 1-16.)

La scène se passe dans un vignoble. Le maître, respectable propriétaire, coiffé d’une toque avec une enseigne et portant une houppelande fourrée sur laquelle brille un collier d’or, procède à la paie des ouvriers, qui s’approchent la tête découverte et portant en main leur bourdon. D’après la parabole, ce n’est pas le maître de la vigne, mais son homme d’affaires qui doit être chargé du soin de les payer. Le second plan est occupé par un coteau vinicole.

'vk

49. LA MESSE EN L’HONNEUR DE LA VIERGE. — Le célébrant est représenté au moment du Confiteor quand il prononce les mots vobis fratres en se retournant vers le sous-diacre. Le diacre et le sousdiacre sont à genoux. L’ornement est fait d’un jaune brocart dépourvu de toute broderie. Derrière les officiants est agenouillé le clerc en soutane et vêtu d’un long surplis. On remarque dans les stalles un homme de qualité, agenouillé, les mains jointes. Marie, tenant

Pl. XLIX.

Page 1