‹ Les Heures de Notre Dame dites de HennessyChapitre 43 sur 45 · XI. — Missel de Dixmude · texte numérisé non relu

XI. — Missel de Dixmude

omme nous l’avons dit précédemment, c’est grâce à la page enluminée du Missel de Dixmude due à Simon Bening, qu’il nous a été possible de déterminer l’auteur des Heures de Notre-Dame. Il convient maintenant de faire connaître cette miniature (voir pl. LVII), qui d’intérêt pour l’histoire de l’art.

grandes dimensions : elle a, en effet, om3o de haut sur omig de large. Les personnages ont environ omi3 de hauteur. Jésus- Christ, la tête couronnée d’épines, est attaché à une croix en forme de tau surmonté du titre. Le corps est un peu court. La tête est enfoncée entre les épaules et la physionomie manque de noblesse. A droite de Jésus-Christ se tient Marie, portant une robe et un manteau bleu foncé ; les traits de la Vierge sont empreints d’une profonde douleur. A gauche, saint Jean, les mains croisées sur la poitrine, lève les yeux vers le divin crucifié. La tête du Christ a un nimbe rayonnant, les deux autres figures ont un nimbe de tulle d’or.

On remarque, près de la croix, un crâne humain et, derrière un pli de terrain, des cavaliers et des fantassins qui regagnent la ville; à gauche, des broussailles et un chêne dépouillé de feuilles. Le plan suivant nous offre une ville située au pied d’une montagne couronnée d’un château fort et de divers ouvrages de défense. Il ne sera pas hors de propos de répéter que le Crucifiement des Heures de Notre- Dame présente la même ordonnance et la même facture que celui du Missel de Dixmude. La seule différence qu’on pourrait y relever se trouve dans le paysage où il n’y a pas d’arbre : l’artiste s’était vu dans la nécessité de simplifier la composition à raison de l’exiguïté de la place dont il disposait. Notons encore que les analogies qui nous

présente tant Elle est de

occupent ne sont pas accidentelles. C’est ainsi qu’en plusieurs miniatures des Heures de Notre-Dame, on rencontre dans la représentation de la Vierge et de saint Jean les mêmes types sans aucun doute familiers à l’artiste brugeois, mais qui ne lui appartiennent pas en propre.

Page 1