LANCE
; Dieu remis de sa CVOUAde et le, qui our se s mar- € sau- PC EUX réproainer it et la leurs pouril a onde, le qui r cha-
rité. Allant plus loin encore, il a voulu détruire en quelque sorte en eux la partie la plus grossière de leur être, et soumettre tellement le corps à l’âme qu'il ne pt être pour elle un obstacle. Tout en leur laissant leur nature d'homme, parce que ce sont des hommes qu'ils doivent aimer et sauver, il a voulu en faire des anges, et mettre entre leur chair et leur esprit un abîme qu'ils ne peuvent franchir que par un épouvantable sacrilége. Ces hommes, le monde les appelle prêtres, le pécheur pénitent les appelle pères, le juste les appelle frères, l’ignorant les nomme ses maîtres, et les hommes qui ont perdu le bien de l’mtelligence les appellent ambitieux, et les craignent avec raison comme les ennemis de leurs vices et des obstacles perpétuels à léur vie licencieuse.
Certes, ils méritent bien le reproche d'ambition qu’on leur adresse, et il faudrait plaindre grandement le prêtre qui ne s'en glorifierait pas. Qui sera donc ambitieux, si°ce n’est celui dont la fonction est
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d'établir le règne de Dieu sur la terre ?
Qui cherchera donc à gagner les âmes, si ce n'est celui qui ne veut les gagner que pour les ôter au vice et les donner à Dieu?
Les hommes irréligieux pourront propager leurs principes destructeurs et leurs maximes dangereuses, et le prêtre ne pourra chercher à faire triompher les maximes de l'Evangile et la vérité que Jésus-Christ a révélée au monde ! Les libertins pourront corrompre une ville tout entière par la contagion de leurs exemples, et tendre des piéges à l'innocence des âmes que le Christ a rachetées de son sang ; et les ministres de la rédemption du Christ ne pourront essayer de contrebalancer l'influence pernicieuse de ses ennemis, et d’arracher de leurs mains les âmes qu’ils veulent perdre ! Les méchants pourront attaquer, et les bons ne pourront £2 défendre !
Si le prêtre veut tourner à son profit l'influence que lui donne son auguste ministère, ou s’il veut s’en servir pour un but purement temporel, qu’on l’accuse ; il le
mérite puisqu'il se fait l’hom au lieu d’être l’homme de D cherche à fair
hommes, à Soumeitre les
l, et les volontés à l'Eglise, qu'on ‘il aCComplit une Sainte et glorieuse, { pas de ce monde ; nS il doit être dans
le loue et Je glorifie œuvre bonne, utile, Le règne de Dieu n'es mais il est, ou du moi | ce monde. Exiler le prêtre de la Société, c'est en exiler Dieu ; car il n'y a pas de Dieu sans prêtres qui le fassent Connaître,
aimer et servir des autres par leurs ensei.
8nements et par leur vie.
Mais à côté du sacer il s’en est établi un aut sé et par le but et Par les moyens : c'est le Sacerdoce du démon et de l'enfer. C'est de là que partent ces erreurs et ces songes qui dévastent les intelligences, et ces Maximes qui Corrompent l'ho famille, la cité et l’état.
nombreux, Les prêtres q
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sont actifs, pleins de zèle et d’ardeur; et souvent ces fils de ténèbres sont plus sages dans leur génération que les fils de la lumière. Ils prêchent, et veulent empêcher les prêtres du Christ de prêcher pour réfuter leurs dangereuses doctrines. Ils crient, ils font du bruit, ils s’agitent, ils intriguent, ils agissent auprès des puissants de la terre ; ils se ménagent partout des intelligences, des amis et des protecteurs.
Comme ils n’ont ni doctrine arrêtée, ni devoirs fixes, ils changent d’opinion selon le caprice de ceux dont ils ont besoin. Ces prêtres on les trouve partout aujourd’hui.
Ils s'entendent tous sans se connaître, tellement l'instinct du mal est puissant chez éux. Ils sont les ennemis les plus acharnés des prêtres du Christ, et cherchent partout à rendre leurs efforts vains et leur prédication inutile. Vous avez sans doute rencontré quelquefois dans le monde ces apôtres de l'erreur, ces restes d'une époque impie et irréligieuse que le dix-huifième siècle a laissés au siècle où nous
vivons, comme après une tempête la mer en se retirant dépose sur le rivage les débris qui flottaient sur ses eaux. Peut-être devezvous aux discours ou aux railleries de ces hommes les préjugés que votre esprit nourrit encore contre les prêtres et votre répugnance à invoquer leur ministère.
Ne croyez poini à leurs paroles ; car ils sont fidèles à cette abominable maxime de leur patriarche, qu'il est bon de mentir, parce qu'il eï reste toujours quelque chose.
Si vous voulez former votre opinion sur le prêtre catholique, jugez par vous-même, et ne vous en rapportez qu'à vous. Suivezle dans la cabane du pauvre, auprès du lit des mourants, dans les hôpitaux et les prisons ; et dites après cela s'il est dans la société une profession qui ait plus de droits à nos respects et à nos hommages, s’il en est une seule qui compte dans son sein un aussi grand nombre d'hommes vertueux et éclairés, et où l’on puisse trouver une aussi grande masse de dévouement, de sacrifices et de lumières. Soyez
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