A. D..ZÉ ET A. C... TANT
Lorsqu' autour du foyer nous causons à voix, basse Que la flamme rougit sur notre front penché, Que mamaindans vos mains tendrement s'entrelace, Et que de ses travaux mon esprit se délasse Dès qu'il s'est sur vous épanché :
Quand dans vos yeux émus un sourire rayonne , Vous voyez tout-à-coup notre front s'attrister; Et de ce changement votre amitié s'étonne. Amis I c'est que je pense en mon cœur monotone, Qu'un jour il faudra nous quitter.
Etpuisjedis : Seigneur,daigne alors me les rendre, Qu'au cercle de tes saints nous nous retrouvions tous . Quand la mort à la terre aura rendu leur cendre , De tous ceux que j'aimai d'une amitié si tendre Qu'aucun ne manque au rendez-vous.
Décembre i832.