‹ Les historiens français du XIXe siècle; with explanatory, grammatical, historical and biographical notes;Chapitre 147 sur 249 · LA GARDE A WATERLOO · texte numérisé non relu

LA GARDE A WATERLOO

Napoléon voit revenir en lambeaux cette armée, son seul espoir quelques heures avant. ' ' Tout est perdu ! ' ' s ecrie-t-il. Il contemple un moment ce désastre, pâlit, balbutie, verse des larmes, les premières qu'il ait versées sur un champ de bataille, presse enfin les flancs de son cheval, et s'élance lui-même pour tenter de rallier ses soldats. Leur courant, sourd à sa voix, l'entraîne luimême. Le canon de Wellington couvre ses paroles. Les boulets du Mont-Saint-Jean, la cavalerie de Wellington, les canons de Bliicher, qui portent déjà jusque sur la route, précipitent ces vagues d'hommes comme un torrent ; la nuit tombe et le dérobe aux regards et aux reproches de ses soldats.

Bientôt les Prussiens gravissent jusque sur la hauteur de Planchenoit que l'armée avait le matin derrière elle. A cette vue, les corps encore intacts qui se sen-

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