‹ Les historiens français du XIXe siècle; with explanatory, grammatical, historical and biographical notes;Chapitre 157 sur 249 · PRISE DU TROCADERO · texte numérisé non relu

PRISE DU TROCADERO

30,000 soldats français commencèrent les opérations offensives contre Cadix, L,es partisans les plus énergiques de la révolution espagnole s'étaient concentrés dans cette place et dans ses dépendances ; ils avaient tenté récemment une grande sortie qui n'avait pas réussi. La clef de*Cadix était le Trocadéro, presqu'île qui s'avance entre la rade extérieure et le port intérieur de Cadix, et qui empêchait la marine française de pénétrer dans ce port et de coopérer efficacement avec l'armée de terre. De cette presqu'île les Espagnols

avaient fait une île en la coupant par un large fossé. Durant la nuit du 30 août, 1 infanterie française entra résolument dans ce canal, qui n'avait pas moins de 70 mètres de large ; elle passa à marée basse, avec de l'eau jusqu'aux épaules, sous la canonnade et la fusillade, enleva à la baïonnette les retranchements de l'autre bord, tua les canonniers sur leurs pièces et culbuta les fantassins espagnols.

Le Trocadéro était pris.

Henri Martin.

La lutte entre les royalistes et les libéraux s'accentuait de plus en plus, et Louis XVIII, à la fin de sa vie, manifesta la crainte que lui inspirait l'accession prochaine au trône de son frère le comte d'Artois. Partout se formaient des sociétés secrètes, il y eut des conspirations dans l'armée, et le roi, en mourant, emporta avec lui dans la tombe l'opinion que les jours de la monarchie étaient comptés.

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