‹ Les historiens français du XIXe siècle; with explanatory, grammatical, historical and biographical notes;Chapitre 18 sur 249 · BATAILLE DE STEINKERQUE · texte numérisé non relu

BATAILLE DE STEINKERQUE

Nulle part, les qualités de Luxembourg n'éclatèrent mieux qu'à Steinkerque. Un espion français avait pénétré dans le camp de Guillaume. Il est surpris, et on le contraint à écrire un faux avis à Luxembourg. Luxembourg dispose ses troupes d'après cet avis perfide. Au point du jour, l'ennemi en grandes forces attaque l'armée à l'endroit qu'il savait être le plus faible. La déroute des nôtres commence. Luxembourg était malade, mais il change la disposition de son armée, rétablit le combat, charge trois fois à la tête de sa cavalerie : tout cela, en deux heures. Les Anglais sont arrêtés et, après avoir perdu sept mille hommes, repoussés sur toute la ligne.

Guillaume III enrageait de ne pouvoir battre Luxembourg, et il se moquait des infirmités de son adversaire. Luxembourg était un peu bossu. " Ne pourrai-je jamais battre ce vilain bossu ! disait Guillaume. — Comment sait-il que je suis bossu? disait Luxembourg. Il ne m'a jamais vu par derrière. "

Ernest La visse.

Pendant que Luxembourg poursuivait dans le Nord le cours de ses succès, Catinat en Italie était également victorieux, et la paix fut signée à Ryswick1 en 1697. La France n'y gagnait rien que de la gloire . La dernière guerre du règne de Louis XIV fut la guerre de la succession d'Espagne. Charles II, roi d'Espagne, choisit pour son héritier le duc d'Anjou, petit-fils de Louis XIV ; mais Léopold, l'empereur d'Allemagne, qui avait, comme le roi de France, épousé une sœur de Charles II, s'op-

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