Chemin de ronde, a way between two walls around a jail
3. Mgr Darboy, 0110 of tho bost known prelatos of tho French clergy, was born in 1813.
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l'abbé de Marsy avait dessiné les instruments de la passion et écrit : Robur mentis, viri salus. ; comme au Dépôt de la préfecture de police, Mgr Darboy avait tracé un crucifix sur le mur de la cellule qui lui avait été attribuée.
Entre quatre et cinq heures du soir, le directeur de la Roquette, François, était à son poste d'observation habituel, c'est-à-dire chez le marchand de vin, lorsqu'il aperçut un détachement qui, précédé par Genton, gravissait la rue de la Roquette; il dit à l'ami avec lequel il buvait: "Tiens! voilà le peloton d'exécution qui vient chez nous/' Il se leva et arriva à la prison en même temps que les fédérés. François, Genton, Vérig, deux officiers, dont l'un portait l'écharpe rouge à crépines d'or, pénétrèrent dans le greffe. François demanda : ' * Est-ce pour aujourd'hui ? ' ' Genton répondit par un signe affirmatif. Celui-ci remit un ordre au directeur, qui le lut et le passa au greffier. Le grenier en prit connaissance et dit : " Le mandat est irrégulier, nous ne pouvons y donner suite." L'officier à ceinture rouge eut un geste de colère : " Est-ce que tu serais un Versaillais,1 toi?" Le grenier répliqua avec calme que l'ordre prescrivait d'exécuter six otages, mais que deux noms seuls étaient indiqués; cela ne suffisait pas; les individus condamnés à mort devaient être désignés nominativement, afin d'éviter toute erreur et pour assurer la régularité des écritures. C'est sur ce point et non pas le nombre des otages à exécuter que la discussion s'engagea. Les fédérés qui se tenaient dans la
l. Versaillais was the name given by the Communists to the soldiers of the regular army. This word was used in opposition to fédérés, designating the soldiers of the Commune. From 1871 to 1879, the seat of the Government was in Versailles.
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cour accouraient dans le greffe, qu'ils encombraient ; le grenier ordonna de fermer les portes et de ne plus laisser entrer personne.
Le greffier, se retranchant derrière1 les nécessités du service et les devoirs de sa charge, ne démordit pas de son opinion,2 qu'il finit par faire partager à François. X,e directeur sembla pris de scrupule et dit : " Les choses doivent se passer régulièrement pour mettre ma responsabilité à couvert.' ' Genton céda, il demanda le livre d'écrou;3 les noms des otages n'y avaient point été portés; on cherchait la liste expédiée par le greffe de Mazas,4 on ne la retrouvait pas. L'homme à l'écharpe rouge s'impatientait fort et disait : " Eh bien ! c'est donc ici comme du temps du vieux Badingue5 et l'on se moque des patriotes; j'en ai tué qui n'en avaient pas tant fait ! " Enfin la liste fut découverte sous des registres qui la cachaient. Genton se mit à l'œuvre et écrivit dans l'ordre suivant: Darboy, Bonjean,6 Jecker, Allard, Clerc, Ducoudray. Il s'arrêta, sembla réfléchir puis brusquement effaça le nom de Jecker et le remplaça par celui de l'abbé Deguerry.7 Montrant la liste à François, il lui dit : ' ' Ça te convient-il comme ça? ' ' François répondit : "Ça m'est égal, si c'est approuvé." Genton eut un mouvement d'impatience : ' ' Que le