I. La perspective Newski
3. Stanislas II (1732-1798), fils du Caslellan de Cracovie, d'abord Tavori de Callierin(> II. ambassadeur de Poloune à
que Fabry nous a décrite avec minutie, n'était qu'une captivité dorée et fort oisive. On rendait au roi déchu, en public, à peu piès les mêmes honneurs (pi'à l'empereur lui-même, et il avait le pas sur les grands-ducs. Un nond)re respectable de chambellans, de gardes, de secrélaires, d'écuyers, de pages formait sa maison, avec une foule de serviteurs et de domestiques. Sa table était journellement de vingt couverts. L'entretien de cette petite Cour était atlermé par un juif qui recevait 78.000 francs par mois. Mais la jouinée du roi se partageait entre la prière, la toilette, les promenades, les visites, les causeries, le billard et les repas. D'afl'aires, il ne pouvait en étie question; ce piince semblait s'accommoder de cette existence monotone et vide. Fabry dut s'y accoutumer également; ses débuts avaient été assez malheureux : on se réglait à son égard sur l'attitude dédaigneuse de la Palatine de Podolie. Le roi, fort accueillant de sa nature, avait conçu de l'humeur contre lui, l'ayant confondu un jour avec le nonce du pape; l'abbé ne descendait pas l)Our souper, mais dînait avec le roi et lui faisait sa cour de deux à cinq. Il était du reste foit mal logé, sa chambre communiquant avec celle de
Saiiil-Pélcrsbourg, puis, grâce à la tzarino, élu roi en l'C}^. Il ossaya des réformes qui n'aboulireiil qu'à l'anarcliie, à la révolte et aux trois partages de la Pologne (1772-1793- 1795). Il abdiqua en 1795.