LA GOUTTE DE SANG
JE roule dans mon corps une goutte de sang Que tu versas un jour, en cueillant des glycines. La plante était splendide et, le vent des collines, Soudain, la souleva d'un long frémissement. Tu découvris alors une rose opulente, Chaude comme ta chair éprise et plus vivante Que le serpent lové qui fascine un oiseau. Et, tu saisis la fleur des enfants souveraines, Et la goutte de sang que je bus sur ta peau, Brûle, comme une flamme obscure, dans mes veines.
l8 HOMMAGES DIVINS