‹ Les hommages divinsChapitre 16 sur 88 · RÉVEIL · texte numérisé non relu

RÉVEIL

QUE me font vos appels ! Celte heure qui s'avance, Ne le savez-vous pas, m'éloigne encor de vous. Pourquoi me réveiller, lorsque le jour commence, Les rêves du matin sont, parfois, les plus doux.

Ceux que vous effrayez, déjà se désespèrent Ainsi que des enfants troublés dans leur sommeil Et qui cherchent en vain les plus belles prières Pour retrouver un ange au moment du réveil.

HEURE DETÉ

O SAVEUR et parfum des beaux fruits aoûtés. Surchargeant les rameaux qui se courbent et plient, Quand les abeilles d'or et les taons veloutés Laissent la roseraie où les fleurs les oublient. O rumeur de l'écluse, appel lent des haleurs, Nuances des blés murs, souples gerbes qu'on lie En y mêlant toujours quelques tiges de fleurs ; Paisibles jours d'été, je goûte vos chaleurs, Votre éclat, votre force et la mélancolie Qui fait, vers le grand ciel, rêver les moissonneurs.

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