‹ Les hommages divinsChapitre 15 sur 88 · AUBADE · texte numérisé non relu

AUBADE

Vous \enez m'éveiller, mais c'est l'aurore à peine Et je n'ai même pas entendu le pinson Qui ramage toujours sur la rose en buisson ! Dites, m'éveillez-vous pour me rendre à ma peine ?

Des sources d'or du ciel, sort une fraîche haleine. Qu'il ferait bon entendre une aimable chanson ! Pour les lèvres du jour, le céleste échanson A dispensé le vin dont son outre était pleine.

Votre beauté me dit, par son éclat vermeil,

Que la vie est plus douce encor que le sommeil...

Seriez-vous, par hasard, jalouse de mon rêve ?

11 vous embellissait, pourtant, le savez-vous ? (C'était le soir... et je sentais qu'à vos genoux...) — Paresseux 1 Le pinson a chanté. — Je me lève !

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