LA CLAIRIÈRE
LA brise, par instants, fait tomber le jet d'eau Sur les rameaux lustrés des arbres qu'elle incline. « Voyez, dit Arlequin, le vent qui les câline Leur fait faire à tous le gros dos... *
J'entends des battements d'ailes heurter les branches, Va puis l'inévitable et divin rossignol... Fuis un nom murmuré... je le crois espagnol... Et, là-bas, des ombres se penchent.
Chut ! silence, approchons à tâtons du sous-bois. Dans la clairière, on crie, on s'arrache des masques... Quelle rencontre ! Ciel ! Quelles âmes fantasques ! Est-ce aujourd'hui, est-ce autrefois .''
Mais, comment finiront ces folles équipées ? Car voici qu'on arrange un duel au.x flambeaux Et, sur des bancs moussus, bas comme des tombeaux On a mis à nu des épées.
Je cours près d'un bosquet où m'intrigue un soupir, Comme un faune attiré par le son d'une flûte. Trahison ! Elle accepte une amoureuse lutte. Celle pour qui l'on va mourir.
Et des sages, plus loin, songent à autre chose... Adamastor et son ami Foliello Regardent le courant silencieux de l'eau
Qui pousse à leurs pieds, une rose.
igoo.
HOMMAGES DIVINS 5l