‹ Les hommages divinsChapitre 32 sur 88 · VOILE BLANCHE · texte numérisé non relu

VOILE BLANCHE

JE sens passer le chant de tous tes matelots ! Ta voilure se charge et se gonfle, ô nuage ! Toi qui t'en vas, porté, sans roulis ni tangage. Par un courant d'azur dont tu soumets les flots

Quel souflle te pilote, et quels sont les îlots Que ta proue a choisis pour terme du voyage ? Où vas-tu jeter l'ancre ? Apprends-moi quel mirage T'attire par son clair de lune et ses halos.

Quel rêve t'a donné confiance en l'espace ? La houle qui te berce est plus libre et vivace Que celle qui s'agite autour de l'archipel !

Prends-moi comme exilé, novice ou capitaine. Quand nous atterrirons au pays fraternel. Nous replierons la voile et briserons l'antenne !

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