‹ Les hommages divinsChapitre 37 sur 88 · LE RÉVEIL DE L'AMOUR · texte numérisé non relu

LE RÉVEIL DE L'AMOUR

IL est doux d'enir'ouvrir sa fenêtre à l'aurore, D'évoquer sans tristesse un rêve décevant. On se croit appelé parie soleil levant Dont le premier rayon rend la Terre sonore.

Les parfums de la nuit qui n'est pas morte encore Troublent étrangement l'air plus frais et lèvent. Allons dans la colline, et marchons en suivant Les tours de ce sentier qui, par endroits, se dore.

Et, comme des enfants que charme le matin, Quand la mer découverte emplira le lointain, Des larmes monteront de notre âme surprise.

Nous verrons s'animer les nuances des eaux, Et nous verrons aussi, dans la campagne grise, Les arbres des jardins échanger leurs oiseaux.

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