‹ Les hommages divinsChapitre 42 sur 88 · L'AVEU AU PASSANT · texte numérisé non relu

L'AVEU AU PASSANT

ARRÊTEZ-VOUS, passant, laissez mourir cette heure. Vous demandez pourquoi ? Comment, vous ignorez Que c'est dans ce jardin retiré que demeure .Ma lourde fleur, ma rose pourpre... oh respirez !..

Dites, connaissez-vous une senteur meilleure Que celle qui s'exhale, au soir, de ces forêts ? Tous les instants trop vite enfuis que l'âme pleure, Vont retrouver, en vous, leurs songes adorés.

Voyez, Elle s'accoude au bord de sa fenêtre, Qu'encadre tristement une branche de hêtre, "Hochet d'ombre où se joue un azur ténébreux...

Pour l'avoir contemplée avec mélancolie,

J'en devins, un beau jour, vaguement amoureux...

— Vous souriez ? Craignez d'éprouver ma folie...

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