‹ Les hommages divinsChapitre 48 sur 88 · LA TEMPETE · texte numérisé non relu

LA TEMPETE

LA beauté que je crus longtemps avoir rêvée Anime enfin mon cœur familier à sa voix. Sa soudaine clarté vit à jamais en moi. Le chagrin m'a vieilli, mais je l'ai retrouvée.

Comme un aigle royal surveillant sa couvée Pousse un cri que le gouffre accueille avec effroi. Je chante éperdument cet amour, quand je vois, Par quelle passion mon âme est soulevée.

Je lui dis : « Dresse-toi ! n'as-tu pas ton rayon, a Sans le lasser de voir reculer l'horizon, « Confie, en bon marin, ta voile à l'embellie.

a Le vent tempétueux peut nous prendre à plein bord, « Quand on sent, comme moi, la lumière embellie « Par une enfant aux yeux remplis de lueur d'or. ^

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