LES MARRONNIERS
EVEILLE-TOI, mon âme, il fait bon dans la vie. Un rêve d'élégance et de mélancolie Flotte sur les jardins du printemps, à Paris. — Vois, ne dirait-on pas des oiseaux assoupis, Des ramiers au repos, ces girandoles blanches Que les vieux marronniers abritent dans leurs branches. Une ombre s'agrandit sur le gazon mouillé. Au parc où je la vis, près du portail rouillé. Les lilas ont courbé leurs tiges embaumées Ht, depuis ce malin, les serres sont fermées. Les plantes d'Orient supportent le grand air Qui vient de la colline grise ou de la mer.