‹ Les hommages divinsChapitre 68 sur 88 · AMANTS · texte numérisé non relu

AMANTS

ILS ont joué comme des fous avec leurs âmes ! Ils se croyaient heureux. Pour s'en apercevoir Leurs désirs attristés rêvaient comme des femmes. Ils n'ont pas entendu venir le désespoir.

Ils voulaient égayer leurs détresses lassées ; Ils parlaient du bonheur tout en n'y croyant pas. Ils n'ont pas adouci la mort de leurs pensées. Ils chancelaient tous deux à chacun de leurs pas.

Ils ont joué comme des fous avec leur vie ! Ils ont joué tous deux comme des insensés.... Un jour, ils ont trouvé que leur âme vieillie Ne savait même plus songer aux jours passés.

Ils ont joué comme des fous avec leurs rêves ! Et chaque rêve est mort comme meurt un enfant. Maintenant, ils ont peur quand les ombres se lèvent Et s'appellent alors, tous les deux ,en tremblant.

Avec leur rêve, avec leur âme, avec leur vie,

Ils ont joué tous deux comme des insensés...

— Leur tombe est sur la route et veut qu'on les oublie.

Vous ne comprendrez pas leur histoire — Passez I

igo4.

BiBLIOTHECA

Page 1