‹ Les hommages divinsChapitre 69 sur 88 · L'HEURE VOILEE · texte numérisé non relu

L'HEURE VOILEE

LES bêtes, pesamment, montent de l'abreuvoir ; L'auberge est encor blanche au détour de la route, Mais le jour va finir et mon âme redoute Les reproches obscurs qui devancent le soir.

Je me suis retourné, malgré moi, pour revoir Les troupeaux que l'on rentre... et voici que s'ajoute Une nouvelle peine à l'angoisse du doute Qui veut tuer en moi l'impérissable espoir.

Un son de cloche émeut les Alpes de Savoie...

Dans les prés nuancés par l'avoine qui ploie,

Les grillons de la nuit chantent devant leurs trous.

L'émotion du soir est sœur de la prière.

Je sais enfin pourquoi ton vol d'ombre est si doux,

Ange qui viens donner le sommeil à la terre !

igo4.

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