‹ Les hommages divinsChapitre 71 sur 88 · UN MIRAGE · texte numérisé non relu

UN MIRAGE

LE soir a mis sa voix dans la cloche qui tinte, Près de toi, semble-t-ii, ô tranquille maison î Ta porte est-elle ouverte, au bord de l'horizon Qu'un nuage empourpré d'un dernier éclat teinte ?

Cette lueur décroit... Voici qu'elle est éteinte...

Et je me sens plus seul, tout à coup, sans raison,

La Terre n'eut jamais de plus douce saison...

Pourtant... pourtant j'écoute: Oh! c'est bien une plainte...

Vient-elle de tous ceux qui savent, comme moi. Que la route est lassante et longue, quelquefois... Et la même douleur, a-t-elle pris leur âme .'^

Tous, ont-ils regardé, très loin, devant leurs yeux ! Qu'ont-ils vu ? L'Océan, ses îles et leurs cieux, Ou bien une maison où vivrait une femme ?

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