‹ Les hommages divinsChapitre 72 sur 88 · L'OMBRE D'UNE AILE · texte numérisé non relu

L'OMBRE D'UNE AILE

OUEL séraphin, ce soir, vient désoler le monde ? Tout paraît sous la loi d'un esprit étranger, Et je sens la douceur de l'heure se changer En une anxiété de plus en plus profonde.

Ce n'est pas l'ouragan, cette rumeur qui gronde. La plaine et ses échos semblent la prolonger. O ténébreux amour, qui donc veux-tu venger. Toi, qui des cœurs humains fais lentement la ronde.

Quel est le songe heureux qui t'attire sur nous ? Sais-tu que sur le front d'une femme à genoux La méditation pose ses grandes ailes.

Vois ! leur ombre se mêle à l'ombre de la nuit. Mon âme attend que la première étoile ait lui. — Remonte vers les dieux obscurs qui te rappellent.

HOMMAGES DIVINS Io5

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