‹ Les hommages divinsChapitre 74 sur 88 · MARION · texte numérisé non relu

MARION

SI lu quittais jamais l'expression farouche Qui durcit ton regard de page inquiétant, Tu pourrais figurer la nymphe du Printemps, Que peignit, l'an dernier, le bon peintre Lalouche.

Qu'un blanc cygne à tes pieds, comme un lévrier se couche Suis, sur la fleur, le vol de l'abeille et du taon ; Sache t'éprendre encor de ton rêve inconstant ; Laisse, contre tes dents, se déclore ta bouche.

— Vois, le couchant n'est plus qu'un reflet égaré. Nymphe inconnue, allonge toi dans la forêt. Le gazon semble aimer la courbe de ton ombre.

Les roses de la nuit sont lentes à s'ouvrir. La clairière, où tu dors, ne pourra s'obscurcir Car l'air, autour de toi, garde un éclat d'or sombre.

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