‹ Les hommages divinsChapitre 75 sur 88 · L'OMBRE VIVANTE · texte numérisé non relu

L'OMBRE VIVANTE

DANS les nuits d'Orient, dans ces grandes nuits calmes, Quand le vent affaibli frôle le sable d'or, Quelle étoile, à nos yeux, montrez-vous, belles palmes, Reines du paysage émouvant qui s'endort ! — La mer même s'est lue et la lune est absente... Qu'un murmure s'élève, enfin, pour que l'on sente, Qu'au delà des palmiers recourbés sous les cieux. Il existe un pays où les soirs ont une âme. Où, pour briser l'horreur du silence anxieux. On entend et les pas et la voix d'une femme !

2 5 décembre igo5.

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