‹ Les Hommes de guerreChapitre 4 sur 30 · I.l.s ||i) M \| 1,^ hl, .. I I H II I · texte numérisé non relu

I.l.s ||i) M \| 1,^ hl, .. I I H II I

laïK'r, Irprc; ri la liaclic; «l'ai'iiM'S, i-l. (|ii;mi| il |)arul la visii'ni hîvéo, il cmiL iiïMîovalioi; liioiiiphah' (Ir la pari th^s daines.

(le liil. pour lias ai (I la mise» hors de; pafro : le coiiilc (Ir l^ii^ny radinil pu mi ses hoiiunes (i'aniKvs cl l'iMivoNa l'cjoiinlnî sa ('ompa*(iii(% coininaiidécî [)ar Louis dAis, à Aire, en Artois avec IWdlahn».

Arriva rexjiédilion d'Ilalie, |)ar flharhîs VIII (1{Î)3). Hayard (mi lit [)arLie, et, à la halaiHe de Fornone, il (Mit deux chevaux tués sous lui et cou(iuit uu éteudart, ({u'il ollVit au roi. Plus tard, il retourna eu Italie, avec Louis \ll, qui allait faire valoir ses droits sur le Milanais. Il chargea un jour avec tant d'impétuosité, qu'il entra avec les ennemis dans Milan. Conduit devant le duc, qui lui demanda s'il avait eu la prétention de prendre la ville à lui tout seul, il répondit qu'il s'était cru suivi d'une cinquantaine de ses compagnons, et qu'à son avis, c'était assez. Le duc fut si content de cette répartie de brave, qu'il lui rendit la liberté.

Louis XII continua sa route vers Naples : Bayard le suivit et, en compagnie de son inséparable Bellabre, et de leur ancien capitaine Louis d'Ars, il fit maintes actions d'éclat et contribua surtout à la prise de Canosa sur les

Kspcignols (1502). Bientôt nommé gouverneur (le Minorviiio, dans la Capitanate, il rôdait un jour autour de la ville enquête d'aventures avec (juohiues hommes seulement ([uand il rencon- Ira une troupe ennemie, commandée parle capitaine espagnol Soto-Mayor. Il mit la troupe en déroute et fit lui-même le chef prisonnier. Il le traita généreusement, ne lui demandant que sa parole de ne {)as fuir, et, Soto-Mayor s'étant évadé et ayant été repris, Bayard se contenta de le retenir une quinzaine de jours et le relâcha sur rançon. Toute la reconnaissance de Soto-Mayor fut de se plaindre des mauvais traitements qu'il avait endurés : Bayard le défia en combat singulier et le tua.

A peu de temps de là, Bayard enleva aux ennemis un convoi contenant 15,000 ducats. Comme un officier gascon en réclamait la moitié : « JXe faut-il que 7,500 ducats pour vous rendre vertu et honnêteté? lui dit-il. Eh bien ! recevez-les ! » Et il distribua le reste aux soldats.

On connaît la fin de cette expédition d'Italie : après la perte de la bataille de Garigliano, on fut obligé de s'en retourner. C'est dans cette retraite qu'eut lieu la glorieuse action de Bayard au pont de Garigliano. « Un jour^ arrivé sur les bords du Garigliano, dit un bio-

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j^rii|ili(', le l)(in clicN aller ^ «'l.i II un peu n ,irlr ;i\(M* Pierre de Taides, dit IJasco, ;j«'nlilhoiiiiiie du roi. Toiil a ('(M1|i, il a|ierr()il. une troiqie <hi (•a\aliers eiiiMiiiis qui inenaceiil, eu passant uii |M)iil, de cerner Taruiée prise au (h'pourvu. Taudis (|ue Hasco \a prescnir les h'raïu'ais, HaN'ard cour! à la îèle du poul. Les (jualre pro uiiers cava'iers (pii s'avauceul uinuleul la poussière. Le capilaiui; es[Ki«^li(d uiarclie j'épcc Icvéi' sur HaNard, (|ui le frappe sous l'aisselle et le jrllc roide uu)rL à ses [>ieds. » « Alors, connue un tii^rc éclia[)[)é, ajoute uu autre l)i(jyrapJH», il s'îiccnlii à la hariii'i'e du [jout el, à coups d'épée, se défendit si hieu, (jue les ennemis ne savoient ijue dire et ne cuidoient (pensaient) pas que ce fust un honinie mais un diable. » Enlin, il em[)echa les ennemis de traverser le pont avant l'arrivée de nos troupes, qui les mirent en fuite.

BayarJ continua à se signaler dans la retraite jusqu'à Gaëte, et retourna dans le royaume de iXaples, oili Louis d'Ars tenait toujours, malgré toutes les forces de Venise. Le pape J nies IL désespérant de pouvoir vaincre Bavard, lui oiïrit le grade de généralissime dans son armée; mais le héros lui répondit : w Je n'aurai jamais que deux maîtres. Dieu dans le ciel et le roi de France sur la terre. »

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CejxMnlaiil, il ialliil ccder au iioiuhr(3 et so retirer. Rentré en France, avec Louis d'Ars, et nommé écuyer du roi, BayarJ fut envoyé contre Gènes, qui avait proclamé Maximilien d'Autriche, et il oljLiut promptement la soumission de la ville (1507).

Deux ans plus tard, Bayard, passé sous les ordres de la Palisse, se signala à la balaille d'Agnadel et décida môme de la victoire par une vigoureuse charge avec cinq cents chevaliers.

Delà, nouslerclrouvons au siège dePadoue. Tout eu faisant, comme toujours, des prodiges de valeur, il eut un acte d'humanité rare pour le temps. Un certain nombre d'habitants s'étaient réfugiés dans une grotte, et des soldats français avaient eu la cruauté de les étoulfer enfaisantbrûler delà paille à Tenlrée decette grotte. Bayard fit pendre les coupables et donna à un jeune homme de seize ans, qui, seul, avait échappé à la mort, tout ce qu'avait produit le pillage de la ville.

Le pape batailleur Jules II, dont nous avons déjà eu occasion de parler, voulut bientôt réunir aux états de TEglise le duché de Ferrare, et, levant une armée dans le Bolonais, la conduisit lui-même. Bayard, envoyé au secours du duc de Ferrare, tenla d'enlever le pape ;

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mais il m* |>iil \ r«''iis.sir. Il |u"ll sa revamlM' cii ballaiil 1rs Inmprs pnîililic ilrs (|iii assirgrairnt lJas(ia (li (lrni\ <»'<> ; piil >, Ir dur dt» Frrrair lui ayaiil di^claïc «jn'il soiif^r.iii a fairo einpoison- IHM* .hilcs II, il le iiK'iiara (l<* |tn''\ 'iiii- le pîipe, co (|ui lit icinmciT h* dur. à son lAclir prnjcît. Hayard alla cii^nih' an sii'iir dr Hulogiu' et décida dr la i>risr dr la \illr; a|M'i«s i|ii(d il arcom[>îii:iia Tiasloii de lOx à un ni invais sieyo, rrlni d» Hi-rscia, (»n s'rl licnl icrn^iés 1rs VrniLiriis, cL lorra la \illr à so rendre. (Vrsl à ce siri:^^ (pu^ Ton rap[)orle une action parlirnlirrrnirnl urnrrrnsr d»' lîiyard: Avant rlr hirssr à Tassaul , d'un conp dr pique au liani dr la cnissi% il s'rlail l'ail li'ansjjorLer dans la maison d un ycnlillioninir (jni s'r'laiL enfui, abandonnant sa femme et ses deux lilles à toutes les violences des vainqueurs. Comme cette dame le suppliait^ il la rassura et lit placer à la porte deux archers, à qui il donna cinq cents écus pour être sur d'eux. Puis, quelques jours après, prenant congé de la maîtresse de la maison, et celle-ci le suppliant d'accepter en présent un collrel plein d'or : « Combien contient-il de ducals? demanda-t-il. — Deux mille cinq cents seulement, monseigneur, répondit-elle ; mais, si ce n'est pas sufiisant, nous ferons nos efforts pour en trouver d'au-

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très. — Non, madami, répli(|iia hî chevalier, je ne veux point (r.ii'ueiiL : les soins que vous avez pris do moi sont an-dessus des services (\\\i' j'ai pn vous rendra. » Cependant, comme la dame insistait, il accepta I(î colFret ; mais ayant demandé à voir ses lilles, et celles-ci étant venues: « Je voudrais bien, leur dit-il, vous témoigner ma reconnaissance; mais les gens de guerre ont rarement les bijoux convenables à des personnes comme vous. Madame votre mère m'a fait présent de deux mille cinq cents ducats : je vous en donne à chacune mille pour vous marier. Quant aux cinq cents autres, je vous prie d'eu faire la distribution aux pauvres. » Et il remit la cassette aux deux jeunes filles.

De retour parmi les siens, Bayard prit une part glorieuse à la victoire de Ravenne, où fut tué Gaston de Foix ; mais, presque aussitôt, l'armée française se vit obligée de se replier sur Pavie, puis d'évacuer cette ville. C'est dans cette évacuation que le chevalier, renouvelant un de ses exploits^ réussit, avec trentesix hommes, à arrêter pendant deux heures l'armée ennemie en recevant une blessure à Tépaule.

liayard était retiré à Grenoble, quand Louis XII, voulant reprendre la Navarre au

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