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loi (rAr;iL;(m, TnivoNM d mis cp [)av.s awc une arinrc ; iii.iis il iir piil [»;ir\riiir ([ii';! s.nivor iiiH' |niilir i\r SCS lioiinnc^. Il p.i^s.i nisiiilr dans l'Ailois, (îii\.ilii p.ir 1rs Ai^i^lais ri ou llruri \'lll, lii:U('* avrr h'ju'diu.iml |r (lallioli^pn» cl Maxiinilirii, assiégrait 'l'cnuianc avoc (h; «;rau(l(;s t'urciis. Il s'aj^issail d'ahord d(; ravilaillrr la I)la(N^ Uay«ii*<l s'avau(;a danser hul à la Irlr dr douzr cculs hoiuuu's, ri, ayant micouU'ô lliMH'i VIII avrc dou/j^ millr fanlassins, il n(> put livrer halaillc, couinu' il l'cùL voulu, de Pic^smes, son su|)éri(Mir, {'(Mi (Mnprclianl : mais il harc^da s(mi airi('ro-f^'ard(3 rt [hiivinl ilienie à lui enlrvcr un des douzr caïu^ns de bronze ([u'on apjxdail les ^A^/^c^.w//;^y//'r.s-. l'Jilin, à [)eu de UMups de là, noire armée ayant été coupée par les impériaux et les Anglais, près de Guinegate, et mise en déroute d ans cette iv'islo journée des Éperons, Bayard réussit à retenir quelques hommes autour de lui et tint bon pendant un certain temps ; mais, cernés de tous cotés et ne voulant pas faire tuer inutilement ses compagnons, il leur conseilla de se rendre. Lui-même, il donna l'exemple et dans des conditions assez curieuses. Courant à un ennemi qu'il voyait assis à l'écart, il lui mit Tépée à la gorge en lui disaht: « Rends-toi, ou tu es mort 1 — Je me
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rends, dit rhomme ; in:iis à (jiii? — Au capi- Uiiiie ]{ayard, répondit le chevalier^ el c'est lui (]iii niaintenanl se reconnaît votre prisonnier. » Maximilien et Henri VIII eurent, d'ailleurs, les plus grands égards pour IJayard. u Le roi mon frère, dit le premier, est bien heureux d'avoir un chevalier tel que vous, et je donnerais cent mille florins par an pour une douzaine de vos pareils. — Je crois, ajouta le second, que, si tous les gentilshommes français étaient comme vous, le siège que j'ai mis devant Térouanc serait bientôt levé. » Cela n'empêcha pas que Bavard, voulant s'en aller quelques jours après, l'homme d'armes à qui il s'était rendu lui demanda une rançon. ii Vous me devez d'abord la vôtre avant de me demander la mienne^ » lui répondit le chevalier. La contestation portée devant l'empereur Maximilien et le roi Henri YIII, ceux-ci décidèrent qu'aucun des deux prisonniers ne devait à l'autre, et Bayard fut autorisé à partir, s jus la seule condition que de six mois il ne reprendrait les armes contre eux.
11 n'était encore que capitaine, quand François I", en montant sur le trône, le nomma lieutenant général du Dauphiné . Il alla prendre possession de son poste ; mais une nouvelle auerre vint bientôt l'en arracher. Le
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roi aviiil irsolii dr r(>ii(|iirrir hî .Milanais, et c/élail hayard qnil av.iil » liar;^« d'ouvrir !<• passaf;o m IVaiicliissaiil les Alprs, par le inaniuisat ilo. Saliirtîs, avec iiih' ariiirr de 3,000 faiilassius. Il était à Marimian, on, comhallanl à coliMle Fraiirois I", il ml son cheval Iik'' sous lui. Il sauta sur un autre ; mais un coup d'cpce couina les renés, et l'animal, (ju'il ne pouvait plus retenir, l'emporta au milieu drs bataillons suisses. Il ne s'elFraya pas [jour ctda, et, fraj)[)ant à droite et ci gauche, il parvint a se dégager. Alors, se laissant glisser à tcrn», il se mit à ramper et il tnit hi bonheur de regagner sain et sauf l'armée franq-aisc. C'est, on le sait, à la lin de cette bataille que François 1" fut armé chevalier des mains de Bayard. Le héros s'en défendit ; mais le roi lui en donna Tordre, et il dut obéir. « Sire, dit-il, en frappant du plat de son épée l'épaule de François P', à genoux devant lui, sire, autant vaille qne si c'était Roland ou Olivier, Godefroy ou Baudouin, son frère! Vous êtes chevalier ! •• Puis, baisant son épée : « Tu es bien heureuse, mon épée, s'écria-t-il, d'avoir à un si vertueux et si puissant roi donné Tordre de la chevalerie I Ma bonne épée, tu seras moult bien comme relique gardée et sur toutes autres honorée 1 » A quelques années de là, Charles-Quint
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avait (Mivalii la (iliain|)a;^iie et mis le siège devaiil Mézières. Ç/6tail la seule place pour défendre la roule de J^arls ; mais ou parlait de la brûler, à cause de sa faiblesse, et de ravager le pays, quand Bayard, déclarant « qu'il n'y avait pas de places faibles où il y a des gens de cœur pour les défendre », courut se jeter dans la ville. Ce fut alors une suite de prodiges de valeur et de résignation. Avec une petite garnison, sans vivres, Bayard résista à l'armée assiégeante, forte de 100,000 hommes, disant gaiement : « Si les vivres nous manquent, nous mangerons d'abord nos chevaux, puis nous salerons et nous manderons nos varlets. »
Heureusement, on n'eut pas à aller jusque-là, grâce à Bayard, qui eut recours à la ruse. 11 fit fabriquer des lettres qu'il eut soin de faire tomber dans les mains des impériaux et qui les persuadèrent que la ville était parfaitement approvisionnée et attendait un secours prochain. Il en résulta ce que B.iyard espérait : désespérés, ils se retirèrent. Bayard avait sauvé la France. Son entrée à Paris fut Iriompbale : le Parlement alla à sa rencontre, et le roi lui donna, avec le cordon de Saint-Michel, une compagnie de cent hommes d'armes à commander, honneur réservé jusque-là aux princes du sang.
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(lr|HMHlaiil , l'iaiioMs I' a\aiil icsolii de rcpi'cihlic \r Milanais, llayanl ir|iassa rn Italie avec iiiM' aniH'f ('oiniiiamh'r par ramifal lloiiliivt'l. Apri's s'rirc rinpar/* dr Lndi cL avoir assiégé (li'^'inoiir, ha\'ai'»l lui cnvov*';, jiar noiiinNcl, ()('Cii|H'r h* n illai:r de Ilrliiico, non l(Mn (le Milan, |t(>^ili<m iinpossihlr à yai'drr. (l'csl en vain (]n il opposa la plus \ iL'oniMîilsc résislancc : \\ dwi hadrr rn rdraih', ri. Uonnivel, arroniai a son secours, axaiil r[r Idessé i^rièvcnnenl, c'esl a lui seul (pn^ rt^vinl la làclic (le sauver l'arniéo dans ciUle reli'aile. Il (Hail arrivé à la Sosia (30 aviil I ;)2{) et la traversait, (juand il lut atteint dans le col»'» d'uni» jderre lancée par une ar(]uel)use (juilui brisa l'épine dorsale. 11 tomba on criant : « Ah ! Jésus, mon Dieu ! je suis mort ! » Le con[) était mortel, en eiïet. Bavard se lit asseoir au pied d'un arbre, le visai^c tourné vers les Impériaux en disant: (( Je n'ai jamais tourné le dos à renncmi, je ne veux pas commencer à la lin de ma vie. - Puis, faisant planter en terre son épée, dont la poignée représentait une croix, il se confessa h son écuyer, à défaut de prêtre, et chargea le chevalier d'Alègre de porter au roi le regret qu'il avait de n'avoir pu mieux faire avant de mourir. Enfin, comme Tennemi approchait, il ordonna à ceux qui Tentouraient de rejoindre
rarmée, et il tiltendit la mort. 11 était ainsi, perdant de plus en plus ses forces, lorsque le marquis de Pescairc, étant arrivé là, le fit mettre sur un lit de camp et lit dresser une tente au-dessus de lui. Bientôt, ce fut au tour du connétable de Bourbon, qui, ayant trahi François T' pour Charles-Quint, poursuivait notre armée. Il s'arrêta devant Bavard. « J'ai grand regret, lui dit-il, de voir en cet état un chevalier tel que vous. — Il n'y a pas de regret en moi, qui meurs en faisant mon devoir, répliqua Bayard, mais en vous, qui combattez contre votre patrie, votre roi et vos serments ! » Et, sur ces mâles paroles, il eut un long soupir et mourut.
Le marquis de Pescaire fit rendre au héros les honneurs funèbres et transporter son corps à Grenoble. Quant à François I", il le regretta profondément, et, après le désastre de Pavie, on l'entendit s'écrier: « Ah ! chevalier Bayard, que vous me faites grande faute ! Ah ! je ne serais pas ici, si vous viviez ! »
Ml CRILION
ClULLON
F.ouis (les Hallicvs de IUmLou de (Irillou iiaqiiil à Mui's, en Provence, dans l'aimée 15îl.
Cadet de raniille, il fut l'ait chevalier do Malte dès son enfance et lit ses premières armes sous le duc de Guise, au sièj;e de la ville de Calais ("1557), (jue les Aui^lais possédaient depuis deux siècles et qui leur fut reprise. Crillou, qui était entré le premier, reçut du roi (Henri ]I) un bénélicc, c'est-à-dire les revenus d'un couvent dont le supérieur n'était que le gérant. Ajoutons que, dans la suite, il posséda aussi rarchevèché d'Arles, les évèchés de Fréjus, de Toulon, de Sens, Tabbaye de Sainte- Barbe, etc.
Crillon était à Tallaire d'Amboise, et c'est lui qui délit les conjurés. Il figura ensuite avec
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éclat dans toutes les grandes batailles des trois règnes qui suivirent : à Dreux, à Saint-Denis, à Jarnac, à Moncontour, ainsi qu*au siège de Poitiers et à celui de Saint-Jean d'Angély. Il servit même quelque temps sous don Juan contre les Turcs, après la paix de Saint-Germain, et prit une part glorieuse à la bataille de Lépante.
Et toujours c'était avec de grands sentiments humains. Ainsi, à Moncontour, comme un soldat calviniste qu'il allait percer de son épée, se jetait à ses pieds en lui demandant la vie : « Rends grâce à ma religion, dit Grillon, et rougis de ne pas en être; je te donne la vie ! »
Quant au massacre de la Saint-Barthélémy, on connaissait trop la noblesse de son caractère pour lui confier même ses projets, et il blâma hautement ce crime public.
La première affaire où nous retrouvons Grillon est le siège de la Rochelle, où il reçut plusieurs blessures. Puis, il suivit le duc d'Anjou en Pologne, où celui-ci avait été roi, et, au retour, quand le duc d'Anjou vint succéder à son frère Gharles IX, sous le nom d'Henri III, il le défendit contre les ligueurs, bien qu'il eût été l'ami du duc François de Guise et qu'il fût celui de son fils^ Henri de Guise.
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Grillon à l'assaut de la Roole