‹ Les hommes du 1905 russeChapitre 4 sur 4 · Si · texte numérisé non relu

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ment vite et sans bruit. C’est la manifestation ouvrière armée. Et quand la foule entre chez elle, cette ville est vidée, elle n’existe plus. C’est la banlieue qui vit.

L’année de 1906, c’est la révolution. C’est comme une forêt qui se; déplace, c’est la forêt qui monte les côtes, qui descend les collines, on n’entend pas sa marche, on n’imagine pas les moyens de l’arrêter. Ce sont des paysans qui viennent à leur avant-garde, la banlieue. Et quand, unis, les paysans et les ouvriers entrent par toutes les portes dans la ville, entourent le centre, la citadelle de leurs ennemis, la serrent, la tiennent comme une main forte tient dans son creux un petit oiseau, c’est la révolution.

Et quand le peuple — le géant est trompé par les lâches qui ont tout à l’heure imploré sa pitié — quand on essaie de le tuer par derrière, il s’arrête : c’est la barricade. On casse votre ordre, bourgeois, on arrache les grilles de vos jardins rectangulaires, on défonce vos routes paisibles, on les barre, on se couche dans la poussière molle, on serre bien le fusil contre la poitrine pour rencontrer vos défenseurs aveugles, qui se déforment en grandissant, pour trouer de balles les énormes poitrines de vos chevaux. C’est la barricade qui est alimentée par la banlieue, par les ca-

ves, par les pentes verticales des maisons.

C’est la barrière qui tient, on remplit les trous avec les corps, les corps noirs des ouvriers.

On quitte la barricade pour une autre qui attend. Nous sommes nombreux, notre nombre est inépuisable. Et quand nous descendons dans le souterrain pour préparer de nouvelles armes, pour une nouvelle lutte, quand nous ne crispons pas désespérément les mains, quand nous agissons, nous continuons la révolution.

Dans le centre, avec vous, restent les vendus et les aveugles*. Les deux camps sont franchement ennemis, entre eux il n’y a aucune couleur intermédiaire. Nous déshonorons toutes vos valeurs morales, toutes vos saintetés. Nous empoisonnons votre satisfaction, nous interrompons votre rythme — tic-tac, — nous N engendrons la peur dans votre cœur.

Le 1906, c’est l’année de la révolution. ,Pour quelques jours seulement, mais les grandes villes sont arrachées au pouvoir stupide. Dans leur retraite, les révolutionnaires montrent autant de courage que dans l’attaque.

Pendant des jours, on tient Moscou. L’insurrection, la résistance, même la retraite, sont héroïques. Un chauffeur en danger de se faire sauter lui-même avec la locomotive par la vitesse, sous la pluie des mitrailleuses, sau-

ve une partie de l’armée révolutionnaire. Son travail fini, il se rend satisfait aux bourreaux. Les régiments qui ont supprimé l’insurrection sont déshonorés pour toujours.

L’ordre du gouverneur est laconique : « Pas de tir à blanc, n’épargnez pas les cartouches ». De même, les révolutionnaires. Ces montagnes de fusils qu’on brûle après l’insurrection !

Les révolutionnaires trouvent de nouvelles urines. Les régiments envoyés pour la répression jettent leurs armes sur la route que parcourt le train. Les marins se révoltent sur les cuirassés, les bâtiments révoltés s’unissent, les escadres ont sur leurs mâts les drapeaux de la révolution, mais ne réussissent pas à organiser un élan commun avec la terre, les mutins sont fusillés par ruse. C’est par la bassesse seule, par la bassesse que se tient le gouvernement.

Les funérailles de nos victimes. La bourgeoisie se cache dans les caves. Nous perdons plus que nous n’enterrons. La révolution, c’est la dépense généreuse de nos forces.

La révolution c’est cette grande séduction qui fait envie aux pâles, aux paresseux, la vie active, la vie brûlante des révolutionnaires. Elle leur fait voir leur petit monde d’esthètes, de bricoleurs, dans sa vraie mesure microscopique. Le 1906 dure trois ans.

L’action révolutionnaire grandissante oblige le gouvernement à enlever le masque, à en finir avec le jeu du libéralisme auquel personne ne croit plus. Il déclare la guerre franche, mais il n’est pas obligé d’employer les moyens francs et loyaux. Au contraire, très faible, il emploie les moyens des faibles, le mensonge, la calomnie, la ruse. S’il est impossible de lutter avec un peuple uni, il faut le diviser, assassiner un par un, quereller l’un avec l’autre. S’appuyant sur son vieux système de faire appel à la provocation, aux plus bas instincts, à l’alcool, à l’antisémitisme, aux dissentiments entre les Tartares et les Arméniens, entre les « grands russes » et les Ukraniens, etc. Et surtout, la provocation. Elle peut faire avorter chaque action. Mais pour elle, il faut des exécuteurs sans scrupules, il faut les semer comme les bacilles de peste dans le peuple pour faire des malades, pour créer la contagion. L’organisation de ces forces est confiée à la police. Elle a sous la main,

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elle touche chaque jour ce monde louche, entre un crime, une escroquerie et la prison. Le commissariat devient un bureau d’enrôlement des patriotes; ici se crée l’organisation des spécialistes des basses œuvres. Elle a de l’argent, des armes et de la sécurité. Pour ces spécialistes, le travail est bien séduisant. Non seulement les meurtres, les pillages, la provocation sont un travail plutôt sportif, tant il leur est facile^ non seulement ils portent l’insigne d’une organisation patriotique et le nom de serviteurs de la monarchie, mais ils pourront encore faire et continuer leurs affaires personnelles, assurés, sinon de la protection, du moins de l’indulgence de la police.

Cette organisation, « Le Cent Noir », comme on l’appelle, se camoufle dans un déà enseigne tricolore ; elle a sa liitéraqui appelle au massacre, qui sème le mensonge et la calomnie. Le noyau, composé des criminels et des provocateurs professionnels, cherche des malheureux capables de se vendre au prix de la vodka ou du butin d’un pillage.

Dans notre ville d’ouièzd, derrière F enceinte des usines, se trouvent les dépôts de bois, de bon bois scié en planches et poteaux, mis en rangées. Derrière ces dépôts, se trouvent les restes d’une forteresse turque, un ra-

vin, puis une colline qui cache un petit village. Les maisons de ce village sont construites en terre, négligemment, sans cet amour avec lequel sont bâties quelquefois les maisons les plus pauvres. Les rues, l’intérieur de ces maisons, c’est la désolation. La population est alcoolique, délabrée, débile; la population n’est ni paysanne, ni ouvrière. Depuis des années et des années, son occupation régulière est de descendre pendant la nuit le bois des dépôts dans le ravin, le tirer dans ses bicoques, le revendre après — (les plus courageux fabriquent de ce bois des escabeaux et des tabourets). Depuis des années aussi, la police, encouragée par les pourboires des propriétaires des dépôts, fait des rafles, oblige la population à rapporter le bois volé, qui n’est pas vendu encore, aux dépôts, arrête une sélection des plus solides, les frappe jusqu’à les famé évanouir dans les commissariats, et les relâche. Les gens savent que leur métier les mène à la tuberculose : on les frappe à la poitrine, ils font leur possible pour combattre la sécheresse dedans par la vodka et continuent parce qu’ils n’ont pas d’autre métier. Presque tous malades, ils ont un caractère aigri; très solidaires dans leurs métiers, ils se querellent souvent sans motif, se haïssent réciproquement. Le beau-père n’aime pas le gendre;

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pour ne pas lui laisser sa bicoque, il boit jusqu'à sa mort accélérée; en mourant, il appelle son gendre et lui explique la combinaison.

Le gendre, indigné, crache dans la figure du • très offensé, il boit avec la même intempérance que son beau-père, bat sa femme et ses enfants. Ils sont tous plongés dans la misère et l’abrutissement complet.

Attirer cette population dans les organisations patriotiques était une question d’alcool et de liberté. Le boulot était facile^ : ils font la foule dans les manifestations patriotiques, ils portent les portraits du tsar et de la tsarine, ils remplissent les cathédrales pour entendre un sermon guerrier d’un pope, et, après sa bénédiction, avec des hourras, ils pillent les maisons des juifs et des intellectuels, ils déchirent d’innombrables coussins juifs, aident à tuer quelquefois; dans les marchés, ils propagent des rumeurs sur les assassinats rituels, sur les puits empoisonnés par les intellectuels, etc.; ils représentent le peuple russe qui venge la monarchie de l’humiliation, qui sauve la religion en danger.

C’est comme un chœur autour des spécialistes : les voleurs, les assassins, les escrocs, les chevaliers d’industrie dirigés, par la police; ils se promènent dans la ville avec les

bâtons en caoutchouc, ils frappent, ils provoquent, ils tuent; c’est la terreur noire.

Quant à la campagne, .où on ne peut pas se cacher pour tuer derrière une porte cochère, où on n’a pas le soutien de la police, on s’occupe des rumeurs.

Le travail de ces organisations va parallèlement avec le travail des expéditions punitives : les soldats sélectionnés, saoulés, des caucasiens pour la Pologne, des cosaques d’Oural pour le sud, etc., commandés par un brave que le sang versé inspire.

Le gouvernement a déjà sa stratégie. Il mobilise les forces dans une région : les « patriotes », les conseils de guerre, les bourreaux, les expéditions punitives renommées, et en même temps, à la campagne et à la ville, on commence la purgation. Quand on a bien saigné le pays, on passe à une autre région. Les chefs de ces expéditions reçoivent les lauriers du gouvernement et la malédiction du pays.

Liquidation

Ces « héros » sont abattus. Vraiment il n’y a pas à les regretter : il se trouve d’autres chefs pour les expéditions punitives, ils s’entourent de gardes, ils reprennent courage en se saoulant...

Mais il y a le regret du jeune enthousiasme dépensé inutilement. La vie de cette jeune fille qui tire de son manchon, où le revolver est entre un gant et un mouchoir brodé, vaut la vie .de tous les bourreaux. Ce n’est pas le peuple qui, en marche, écrase les assassins; ce n’est pas la lutte non plus : c’est le désespoir.

Le peuple est fatigué. C’est le crépuscule, c’est la nuit qui descend, la mer s’est retirée; une surface plate, immobile, mystérieuse. Le technicien entre dans le souterrain pour se préparer, en attendant le matin.

Dehors, dans la nuit, les ombres s’agitent convulsivement. Des trous de la nuit sortent les ombres, qui se battent, tombent,- se relèvent, se jettent de nouveau dans la mêlée,

pendant encore longtemps, dans le noir de la nuit. La mer dort.

Vers 1909, la masse révolutionnaire, bien saignée, épuisée, devient impatiente, se désorganise dans l’hystérie. Il y a des discussions sur la tactique ; les discussions mènent à des scissions, de nouveaux partis se créent, les partis « d’action ».

Les tout jeunes sont les plus passionnés; le désespoir, la colère impuissante mènent aux actes individuels. La terreur de tous les côtés. La valeur de la vie humaine baisse, c’est le moment qui compte. Une nonchalance est née, une nonchalance terrifiante. La terreur rouge, la terreur noire. On ne s’arme pas par détachements de bataille, mais individuellement. Et les théories! Dix par jour, toutes ayant la même source : l’impatience. L’indignation n’est plus soutenue, canalisée; on veut se dépenser. « Quoi! Nous serons arrêtés toute la vie; nous supportons les expéditions punitives, nous attendons sans agir qu’on nous massacre? »

Ce sont des années d’action désespérée, les derniers efforts. Et dans ce désordre, le travail est sans plan, anarchique.

Les actes terroristes, les expropriations, les toutes petites expropriations, les plus audacieuses. Les expropriations pour des idées;

les expropriations individuelles. Bientôt on peut plus les séparer des vols audacieux.

Alors c’est la guerre entre les vrais et les faux, le regard content de la police. Mais on s’en prend à elle aussi, on descend les agents. L’action, l’action tapageuse devient un but.

On ne comprend plus rien. L’anarchie. Chacun se comprend lui-même. Les combinai- [es plus douteuses se font. Chacun est tire. La « bande noire » est là, elle tire dans le tas, n’importe où, pour agrandir le désordre. Les bombes éclatent pour un but ou par négligence; des gens sont habitués au risque et au danger. Mais le peuple est indifet habitué. Tout le pays est armé. Mais pas d’organisation. A quoi servent les armes, les bombes, qu’on sait déjà fabriquer partout, en commençant par les plus compliquées, jusqu’à la « bostonka », boîte de conserves avec un tuyau en verre rempli d’acide, entouré de sel de Bertholet. Elle se fait vite. Ces bombes éclatent, tuent, ou elles n’éclatent pas; il y a toujours des pendus. Un meeting — on tire, qui tire? — Un provocateur, un imbécile, débordant de son tempérament; la police répond; partout des cadavres, des blessés, par qui, pourquoi? Chaque parti accuse l’autre, on évite Faction commune, on se divise, on faiblit. Des provocateurs partout. La campa-

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gne aussi donne ses désespérés, sa décadence; les grandes routes, les forêts sont pleines de brigands.

Le peuple est fatigué. C’est la descente. Le peuple est dominé pour un temps. Les techniciens sont descendus de nouveau dans le souterrain. On accepte plus tranquillement la prison, la Sibérie, la liquidation. On est casé; on étudie la rage des bourreaux. On se fie à l’anarchie, on périra par elle. Les traîtres tuent leurs chefs. Par inertie, de temps en temps, un acte anarchique comme une réponse au gouvernement anarchique. Des actes sauvages. On voit de nouveaux agrariens timides, prudents et placides; on se demande :

« Alors c’est eux qui ont fait rouler le pope, le long d’une pente, dans un tonneau à clous; c’est eux qui, menés par des provocateurs, incendiaient tout, crevaient les caves et les tonneaux, se soulevant sur place, pour périr dans les flammes ou pour être pris ivres, cadavres vivants dans la cendre? » Et d’autres prisonniers — les tout jeunes gens —, les anarchistes-expropriateurs, ils étaient quatorze, froidement courageux dans la rue, ils se sont rendus armés, bien armés, sans résistance, surpris à la bibliothèque. Ils sont dans une chambre ensemble, ils en ont étranglé

deux qu’ils croyaient traîtres ; les autres seront pendus.

Tiens, on reconnaît, pendant les promenades des « droit communs », « les patriotes ». On n’a plus besoin d’eux, on les envoie à leur place.

Le gouvernement est pressé avec la liquidation : les jugements sont rapides, on exécute sans jugement; les prisons, les commissariats sont pleins à craquer; toute la Russie est une prison surveillée; la potence devient un spectacle vulgaire.

Si un jour vous voyez par la fenêtre de votre cellule les gardiens dans la cour construire quelque chose hâtivement, ne croyez pas à l’affirmation du surveillant disant que c’est un hangar. Vous voyez deux poteaux, on ne les fixe pas à la terre, on ne les enfonce pas. Aux deux poteaux parallèles on ajoute le troisième qui les lie. On agrandit un tabouret, en ajoutant une planche et encore deux pieds. On arrête le travail. On s’échappe de cette construction. Elle reste nette par terre commé une écriture. C’est la potence. Le soir dans la cour arrivent des personnages impor- , tants; leurs têtes sont rouges parce qu’ils ont beaucoup bu et bien mangé : ils auront longtemps à rester dans la nuit humide. Ce sont le procureur, le médecin, les témoins et le

pope. Une vingtaine de veilleurs de nuit, amenés par force, attendent avec des pelles; leurs mains fibreuses tremblent. Tout près de la prison est un< ravin. Ils y partent commandés par un gendarme agile, pour faire leur besogne; une dizaine de trous à courte distance, des trous assez grands pour que le corps pétri par les pieds du bourreau puisse entrer dedans. Ils ne sont pas encore à leur dernier trou quand la potence arrive. Ils l’enfoncent en hâte au-dessus du premier trou. Le bourreau, un trapu — sa tête entre tellement dans les épaules qu’on ne la voit pas, — passe avec la dextérité d’un singe la corde sur le poteau. La corde est très longue, elle est en rouleau; son bout descend du poteau en nœud coulant; le tabouret est placé au-dessus du trou ; de l’ombre, dans les rayons du flambeau, un homme tremblant (de froid?) s’est approché; il refuse tout : les sacrements, la conversation; il ne veut plus rien entendre.

On n’a pas vu comment il a monté sur le tabouret, comment le nœud est passé sur son cou; on voit le dos du bourreau courbé, ramassé en boule et, au-dessus de lui, les bottines pointues qui s’agitent. Attentivement, avec calcul, s’appuyant contre le poteau à gauche, un gendarme coupe la corde avec son sabre. Le corps, avec le collier de la corde.

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tombe mollement; les veilleurs de nuit sont pressés de cacher la figure par les premières pelles de terre : vite, vite. Les autres placent le poteau plus loin.

Les veilleurs de nuit ne savent pas, meurtris, apporter les détails. Ils sont morts tous courageusement. Le troisième a insulté, a craché dans la figure du procureur, la corde s’est rompue avec lui; il se débattait, on l’a pendu vite tout de même. Les autres, c’est possible qu’ils plaisantaient ou étaient distraits.

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La ville d’ouièd après. Elle veut oublier la politique. Elle s’intéresse à (tout, nerveusement. La mystique, le problème sexuel, F art pour Fart. On s’habille bien, on est gourmand, on est pressé de vivre. Mais ça ne satisfait personne, on se crée des mensonges. C’est une descente terrible. Les suicides, les crimes odieux. C’est une vie comme un songe : ça passe vite, c’est sans poids. Le néant, le manque des choses réelles. Le pouvoir flotte audessus, le même, il n’a rien appris. C’est le même sabbat —- les mêmes aventuriers et les mêmes mannequins. Le peuple de nouveau s’efface. Ça devait être comme ça.

Les techniciens qui n’étaient pas engloutis par la débâcle sont de nouveau dans le souterrain. Ils sont oubliés. Ils regardent le livre du passé qui a vieilli si vite, on corrige les fautes. Lentement, on recommence à travailler.

Tristes et lourdes étaient les années de la

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liquidation avec leur symbole : la potence ambulante. Terribles, glaçantes sont les années 11, 12, 13... Mais le technicien est sage : il est patient, il travaille et il attend la nouvelle lutte.

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