CRO-MAGNON
Race de GRIMALDI.
HOMO
NEANDERTHALENSIS.
HOMO DAWSONI.
HOMO
HEIDELBERGENSIS.
aux périodes pliocène, miocène, etc., qui l’ont précédé. En dehors de cette manière de voir, qui est la plus rationnelle, mais qui ne paraît pas devoir être adoptée de sitôt, on peut, soit faire débuter le Quaternaire avec l’époque de 1 Elephas meridionalis , comme je l’avais pensé autrefois, soit immédiatement après cette époque qui resterait dans le Pliocène, comme je le fais aujourd’hui. Peu importe d'ailleurs, au point de vue qui nous occupe ici. Les questions d’accolades sont assez arbitraires puisqu’elles ne représentent guère que des opérations de notre esprit ; ce qu’il faut établir, c’est la succession des événements et le synchronisme des phénomènes (1).
Je laisse donc dans le Pliocène la faune à Elephas meridionalis , qu’on rencontre dans des formations géologiques dénotant une topographie et, parfois même, une géographie assez différentes de la topographie et de la géographie quaternaires. Il semble démontré aujourd’hui que cette époque a été marquée par une grande extension glaciaire (Gunzien ou Mindélien du système de Penck), dont les moraines, d’ailleurs rares et mal conservées, paraissent se relier aux alluvions qui couvrent aujourd’hui les plateaux séparant les vallées actuelles. Les principaux fossiles caractéristiques de ces alluvions des plateaux et d’autres formations contemporaines sont : V Elephas meridionalis , le Rhinocéros etruseus , Y Equus Sténonis, Y Hippopotamus major, etc.
Les dépôts de Saint- Prest (Eure-et-Loir), de Solilhac (Haute- Loire), ceux du Forest-hed en Angleterre, ceux de Süssenborn en Thuringe, etc., peuvent être considérés comme placés à la limite du Pliocène et du Pléistocène, c’est-à-dire comme faisant la transition de Père tertiaire à l’ère quaternaire. Ils paraissent représenter une grande période interglaciaire (Norfolkien de Geikie).
L’ère quaternaire comprend la période pléistocène et la période holocène ou actuelle (2). Le Pléistocène des géologues corres-
(1) M. Haug, dans son Traité de Géologie , a voulu agrandir le domaine de l’ère quaternaire en la faisant commencer beaucoup plus tôt et en lui attribuant la moitié du Pliocène. Cette innovation mal justifiée au point de vue scientifique, a de plus le grave inconvénient de créer une inextricable confusion dans l’esprit des nombreux naturalistes qui s’intéressent, à divers égards, aux temps quaternaires, car elle détourne de leur sens des expressions employées couramment par tous ces naturalistes. Elle aboutit à une véritable logomachie.
(2) Le terme Quaternaire est souvent employé comme synonyme de Pléistocène. C’est à tort, puisqu’on prend ainsi le tout pour la partie, mais l’usage est passé dans le langage courant.
LA CHRONOLOGIE
pond exactement au Paléolithique des archéologues; l’Holocène au Néolithique et aux âges des métaux :