‹ Les Hommes illustres de l'Orléanais (volume 2)Chapitre 47 sur 85 · BERNARD DE CHARTRES · texte numérisé non relu

BERNARD DE CHARTRES

Bernard fleurissait au milieu du XII e siècle et mourut vers 1155.

11 enseigna les humanités à Chartres avec un zèle attentif, une méthode judicieuse et nouvelle pour son temps; il est de ceux qui firent refleurir les lettres au XII e siècle. Il formait les mœurs en même temps que l'esprit de ses disciples , et ses exemples appuyaient ses exhortations.

Bernard était excellent dialecticien et très-savant philosophe , mais moins bon écrivain qu'habile professeur. Parmi ses écrits im-

primés, on ne trouve, en prose, que deux ouvrages assez médiocres: le premier est un hvre de morale, le deuxième un traité d'économie domestique (1).

Parmi ses ouvrages manuscrits, on remarque le Megaamnus, mélange de prose et de vers, où brillent quelques lueurs de génie; mais sa prose est souvent obscure; sa poésie, plus facile et plus claire, est inégale.

Les doctrines philosophiques du Mégacosme ne sont pas toujours conformes a la saine raison ; ce livre eut néanmoins une fortune très-brillante à son apparition.

Bernard fit encore deux poèmes latins sur l'astrologie judiciaire. L'un d'eux est intitulé de Geinellà; un troisième a pour titre de Paupereingrato.

On cite plusieurs autres ouvrages de Bernard qui sont perdus.

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