C. BRAINNB
COCHEREAU (Mathieu).
Connu sous le nom de Léon, est né k Montignvde-Gannelon, arrondissement de Châteaudun. Il fut appelé k Paris en 1807 par son oncle Prévost, l’auteur des Panoramas, et admis dans l’atelier du célèbre David. Assez long-temps son génie sembla sommeiller ;
les grandes compositions L'épouvantaient ; le hasard lui donna l’essor. Une pluie battante retenait Cochereau chez son maître ; l’idée lui vint de peindre l’Intérieur de l’Atelier; dans la soirée, l’esquisse est terminée. Encouragé par son oncle , le jeune élève met la dernière main à son tableau, admis bientôt après h l’exposition. Cochereau était à Londres; la renommée vint lui apprendre qu’il avait fait un chef-d’œuvre.
On se rappelle l’immense succès de l’Intérieur d’un Atelier. Le temps, ce grand maître, a confirmé le jugement public, et le Musée du Louvre s’est enrichi de ce tableau.
Quelques autres intérieurs, également remarquables par la manière simple et vraie du même artiste, sont passés en Angleterre. Ce fut lui qui peignit l’église de Westminster dans le panorama de Londres; l’effet magique de cette portion d’un admirable tableau a frappé les spectateurs, et surtout les Anglais, d’un sentiment inexprimable.
Cochereau possédait, à un haut degré, le secret de la couleur; il eût pu faire, au dire des connaisseurs, une révolution dans cette partie capitale de la peinture.
Une mort prématurée vint interrompre le cours de ses succès. Il s’était embarqué h Toulon, avec son oncle, pour aller lever le plan des panoramas de Jérusalem et d’Athènes; une indisposition, dont il avait k l’avance ressenti les atteintes, fut cruellement aggravée par le mal de mer. Il succomba à la hauteur de Cérigo, à l’âge de vingt-trois ans.
La mort de Cochereau rappelle involontairement celle de l’infortuné Darling, auteur du tableau si connu de l'Intérieur d'une Cuisine. Tous deux enfants du même atelier, unis par une étroite amitié, virent couronner leur essai à la même exposition. Tous deux furent presque en même temps enlevés aux arts dont ils auraient fait les délices et la gloire.
MARESCAL.
G1RODET-TRIOSON (Anne-Louis). r ; , ,
L’intérêt quHnspire un homme de génie le suit même au-delà du tombeau. Pour rapprocher l’homme moral de ses ouvrages, on scrute
avec curiosité jusqu’aux moindres détails de la vie privée; on essaie de pénétrer dans son for intérieur ; on cherche enfin a découvrir de quelle réunion de qualités et de défauts se composait son individualité.
Anne-Louis Girodet de Roussy naquit à Montargis le 5 janvier 1767. Son père était directeur des domaines du duc d’Orléans. 11 montra de bonne heure un goût très-vif pour le dessin. Après avoir terminé ses études k Paris, il revint à Montargis. Ses parents, qui avaient eu d’abord l’intention d’en faire un architecte, abandonnant ce projet, se proposaient de lui faire suivre la carrière militaire ; mais sa mère ayant montré quelques-uns de ses dessins à David. Ce grand peintre, frappé des dispositions qu’ils annonçaient, lui dit : « Vous aurez beau « faire. Madame, votre fils sera peintre. » L’opinion de David était bien de nature à ébranler la résolution des parents de Girodet, et ils se déterminèrent à le placer dans son école.
A l’àge de vingt ans, il fut admis a concourir pour le grand prix ; mais il fut mis hors de concours, pour avoir , contre le réglement , introduit dans sa loge des dessins qu’il avait placés sous son habit. Cette fraude était, du reste, usitée par tous les élèves. L’année suivante, il obtint le second prix; enfin, au troisième concours, en 1789, il fut couronné. Le sujet indiqué était Joseph vendu par ses frères. Cette fois encore, il usa de supercherie, mais il s’y prit plus adroitement. Depuis son exclusion du premier concours, il affectait de porter une grosse canne ; cette canne était creuse, et ce fut par ce moyen qu’il parvint h introduire ses études dans sa loge. Après le jugement, Gérard, son concurrent et son ami, prenant cette canne des mains de Girodet , lui dit en riant : « C’est le cheval de Troie? — Oui, répondit « celui-ci, mais il fallait s’en emparer, pendant que les Grecs y « étaient encore. *>
Girodet, après avoir été couronné, partit pour Rome, plein d’enthousiasme : un nouvel avenir s’ouvrait devant ses yeux. L’espoir de voir bientôt les plus belles productions des arts, réunies k une nature grande et pittoresque , enflammait son imagination et le disposait a recevoir ces fortes impressions qui devaient influer si puissamment sur son génie.
Arrivé k Rome, pour remplir l’obligation qui lui était imposée comme pensionnaire, de faire une figure d’étude, il crée un chef-d’œuvre : Le sommeil d'Endymion. Ce tableau, remarquable par le charme d<
la pénsée, l’élévation diTstyle, l’élégance et la pureté du dessin; eut à Rome un succès prodigieux. Les professeurs de l’ancienne Académie demeurèrent stupéfaits en voyant dans le premier ouvrage d’un jeune homme ce que pouvaient produire un sentiment vif de la belle antiquité et la poésie des arts.
Déjà Girodet sentait le besoin d’être lui-même et visait à ce caractère d’individualité très-marqué qu’il a imprimé h toutes ses productions. Dans une de ses lettres datées d’Italie, il écrivait â M. Trioson, médecin des armées du roi, son père adoptif : « Je tâche de m’éloigner « du genre de David le plus qu’il m’est possible , et je n’épargne ni peines, ni études, ni modèles, ni plâtres.
Le tableau d ’ Hippocrate repoussant les présents des envoyés du rot
de Perse , est daté de Rome 1792. Donné d’abord à M. Trioson, il
fut ensuite légué â l’École de Médecine. On lui reproche un peu de • * » • »
sécheresse dans l’exécution, mais la composition est d’un maître
consommé. Girodet s’était peint lui-même dans le groupe derrière Hippocrate. Quelle noblesse dans cette figure du médecin grec! quelle variété dans l’expression des personnages qui composent cette admirable scène ! qu’elle est touchante et vraie la douleur de ce jeune homme qui verse des larmes, en perdant l’espoir d’amener près de son père celui qui seul pouvait le guérir !
Ce tableau était à peine terminé, que les événements qui commençaient â agiter le reste de l’Europe obligèrent Girodet â quitter Rome, où il faillit être assassiné. Il visita la plupart des villes d’Italie et s’arrêta quelque temps â Naples. On voit par les souvenirs qu’il a consignés dans son poème, combien son imagination avait été frappée de la beauté du climat de cette ville. Devenu poète, il en parle en peintre et en poète :
Beaux vallons, frais coteaux, grottes inspiratrices,
Antres volupteux, attrayants précipices ,
Désolés par Vulcain, par Bacchus consolés,
Champs du Vésuve, ô vous que mes pas ont foulés,
Avant qu’à mes yeux luise une dernière aurore ,
Puissé-je, en mes vieux ans, vous contempler encore.
Après quelques courses dans les montagnes qui séparent les états de Venise de la Carinthie, Girodet revint en France en passant par Gênes, où il tomba malade. Gros, son ancien camarade, alors ofli-
TOMK 1.
cier d’état-major, depuis son émule et son panégyriste, lui prodigua les soins les plus empressés.
De retour k Paris, Girodet s’installa dans un logement au Louvre ; il y (it sa première Danaë , chef-d’œuvre dont le possesseur actuel demande 25,000 francs. Après quatre tableaux des Saisons , exécutés pour le roi d’Espagne, il fit une nouvelle Danaë , pour se venger d’une insulte faite à son talent.
Il avait fait le portrait d’une actrice, Mllc Lange, qui s’avisa de ne pas le trouver ressemblant. Girodet, irrité, peignit la comédienne en Danaë, mais au lieu d’une pluie d’or, ce sont des pièces d’argent
et même de cuivre qui parsèment le boudoir ; un dindon était re-
présenté faisant la roue dans un coin du tableau. La malignité publique trouva le portrait ressemblant ; les journaux s’emparèrent de
l’anecdote, et un poète, M. de Guerle, le mit en vers dans un conte allégorique, intitulé : Stratonice et son peintre , conte qui n‘en est pas un.
Vers cette époque, M. Fontaine, architecte du premier consul, restaurait et ornait la Malmaison ; Girard et Girodet furent chargés d’exécuter chacun un tableau pour ce château. Le sujet, choisi par Bonaparte, devait être tiré des poésies d’Ossian.
Girodet fit cette composition étincelante de verve et de beautés de toute nature, où Fingal et ses descendants reçoivent , dans leur palais aérien , les mânes des héros français. C’était une manière heureuse de célébrer la gloire de nos guerriers.
Après avoir terminé cet ouvrage, Girodet s’enferma pendant quatre ans dans son atelier; au bout de ce temps il exposa sa scène du Déluge, l’une des plus belles productions, non seulement de l’école moderne, mais encore de l’école française, et dont il avait conçu le sujet pendant son séjour à Gênes.
Une famille poursuivie par les éléments en furie s’efforce de leur échapper ; les malheureux gravissent des rochers : ils vont être hors de danger. L’âme de cette action, celui qui est h la fois fils, époux et père des êtres qui s’accrochent a lui, se rattache désespérément h la branche d’un arbre. La branche rompt, et les infortunés sont suspendus au-dessus du gouffre qui va les engloutir : Quel drame !
En voyant cet ouvrage, qui obtint le grand prix d’histoire, David
dit hautement à plusieurs personnes, entre autres h M. Firmin Didol :
« C’est la fierté de Michel-Ange, unie a la grâce de Raphaël : Que « l’on dise maintenant que les peintres ne sont pas poètes. »
Deux ans après, un tableau d’un autre genre vint mettre le comble à sa réputation ; ce furent les funérailles d’Àtala. Cet épisode touchant d’un poème qui avait mis son auteur au premier rang de la littérature, était bien digne d’occuper l’imagination rêveuse, tendre et mélancolique de Girodet. Il a choisi le moment où Chactas, brisé de douleur, porte dans la grotte, aidé du père Aubry, le cadavre d’Atala. Girodet fut sublime, parce qu’il fut simple et touchant, savant sans recherche, noble sans affectation.
Deux ans après, il exposa la révolte du Caire , tableau qui, comme
celui de la reddition de Vienne , fut exécuté et conçu avec une chaleur, une verve, un élan extraordinaires. Gn admire surtout la belle figure de ce fils du désert qui soutient et défend a la fois un jeune pacha que le sort a trahi. C’est un épisode digne d’Homère ou de Michel-Ange. Quelques têtes de dragons sont d’une expression et d’une couleur remarquables. En considérant cette masse de fuyards qui se précipitent dans la mosquée, ou qui s’échappent dans toutes les directions pour se dérober au fer de nos guerriers, on croit lire une description du chantre d’Achille. Ce tableau, où l’on trouve tant de beautés du premier ordre, offre cependant une faute assez grave qui le dépare; c’est ce grand hussard qui s’élance, le sabre h la main, et qui tient trop de place dans la toile. La révolte du Caire est néanmoins une des productions qui assurent le mieux la réputation de Girodet ; il est facile d’y reconnaître une grande liberté d’exécution. Il est certain qu’il ne fit pas même d’esquisse.
On ne revit plus de grands tableaux de cet artiste que peu de jours avant la clôture de l’exposition de 4819, où parut le tableau représentant Pygmalion et Galatée ; c’était un hommage h la sculpture,
dont il voulait montrer la puissance. Ce tableau eut quelques détracteurs; mais le public, si bon juge en masse, donna les plus grands éloges à cette belle figure de femme, où les contours les plus fins et les formes les plus pures sont rendus avec une admirable délicatesse de pinceau.
Girodet, exténué par les fatigues et la maladie, semblait avoié
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renoncé à la peinture, lorsque, sur la demande du ministère de la maison du roi, il se ranime tout-à-coup, exécute et envoie au salon deux portraits en pied de Calhelineau et lloncliamp, où l’on reconnaît les traces de son génie, quoique sa main fût déjà affaiblie par le mal qui le traînait au tombeau.
Une singulière habitude avait contribué à altérer sa santé ; Girodet aimait surtout peindre la nuit. Son tableau de la Scène du Déluge fut en partie exécuté aux chandelles. Le travail du jottr, absorbé par les visites et par les obsessions, ne suffisait plus à son infatigable activité. Dans la suite, M. Pannetier, parvint à lui composer un appareil d’éclairage mobile dont la lumière pouvait véritablement remplacer celle du soleil.
En sentant sa fin approcher, à un âge qui semblait lui permettre de compter encore sur l’avenir, de réaliser des projets, d’exécuter des travaux médités depuis long-temps, qui peut dire tout ce qu’il y eût de douleur et de regrets dans cette âme si vive et si passionnée ? Surmontant le mal qui l’accablait, il sort de son lit, soutenu par sa domestique, et monte défaillant à son lit. Là, il promène ses regards mourants sur des travaux entrepris qu’il laissait inachevés, sur tout ce qu’il s’était plu à y rassembler; il considère dans un morne silence et pour la dernière fois les lieux témoins de tant de veilles, de tant d’études, de tant de méditations qui embellissaient sa vie ; ne pouvant soutenir plus longtemps une situation si violente, il se retire .lentement et se retournant sur le seuil de sa porte :
« Adieu, dit-il d’une voix éteinte, adieu ! je ne vous reverrai plus! »
Peu de jours après toute espérance s’évanouit. Une opération fut cependant tentée; elle fut faite par M. Larrey. Girodet succomba neuf jours après, à l’âge de cinquante-huit ans, le 9 novembre 1824.
La mort de ce grand peintre produisit une vive sensation dans le
monde, et surtout parmi les artistes. L’affluence était immense à ses funérailles; elle se composait des élèves de toutes les écoles de la capitale, de tous les rivaux de gloire du défunt et de plusieurs personnages illustres dans les rangs les plus éminents. Ce fut M. de Chàteaubriand qui , à la demande du président de l’Académie des Beaux- Arts, attacha sur le cercueil les insignes d’officier de la Légiond’Honneur , que le roi avait accordés à la mémoire du défunt.
Le plus remarquable des discours prononcés sur sa tombe fut celui improvisé par M. Gros, l’un des rivaux de la gloire de Girodet.
Le cadre de notre biographie ne comporte pas une longue appréciation des œuvres de Girodet. La liste seule de ses principaux ouvrages 7 tableaux, portraits, études peintes, esquisses, dessins, occupe trente-deux pages in-8° dans Je curieux travail de M. Coupin.
Girodet était aussi poète: il a laissé deux volumes qui renferment ses travaux littéraires et didactiques. Il s’essaya, en 1807, par un fragment de poésie sur l’Ecole française , inséré au Mercure de cette année.
Le Poëme du peintre, est ce qu’il a laissé de plus important; ce livre décèle une âme vive , une inspiration ardente, une imagination riche, féconde. Ses expressions sont, non-seulement pittoresques, mais encore passionnées. Sous sa plume, on rencontre des tournures hardies, souvent heureuses , et une foule de beaux vers qui peignent bien ce qu’il veut dire. Mais s’il veut disserter, sa muse l’abandonne ;
son talent ne prend sa source que dans ses émotions.
Il a laissé, en outre, comme littérateur , des Veillées, fragments de poésies où il passe en revue les différents genres de peinture , et où les artistes retrouvent des jugements dictés par un goût sûr et souvent exprimés avec bonheur.
On a de lui un autre poème : Héro et Léamlre , des imitations en vers d’Anacréon et des divers poètes grecs et latins , des considérations sur la peinture, et un recueil volumineux de correspondances.
Girodet était d’une taille au-dessus de la moyenne; ses yeux, trèsenfoncés, étincelaient de vivacité et d’esprit ; il avait la bouche grande, les . lèvres épaisses, le front très-développé, les os des joues saillants. Dans sa jeunesse, de beaux cheveux blonds pendaient sur ses épaules; il les perdit de bonne heure. Sa constitution était éminemment bilieuse et irritable; ses mouvements étaient prompts.
Tous les sentiments qu’éprouve un cœur aimant et sensible, Girodet les a connus ; il portait h la mémoire de sa mère une sorte de culte; il gardait soigneusement plusieurs de ses vêtements. Dans son poème sur la peinture, il témoigne un vif regret de n’avoir pu conserver l’image de sa mère.
Il est un sentiment qui domine et entraîne souvent les êtres doués
d'une sensibilité ardente et d’une grande vivacité d’imagination , et
auquel Girodet ne resta pas étranger. Il ressentit, en effet, plusieurs affections passionnées et les entretint avec une extrême discrétion. Malgré toute sa circonspection, ses élèves s’apercevaient des visites fréquentes qu’il recevait, après de longues journées de travail a l’atelier. Si c’est la une faiblesse, elle sera excusée par ceux qui pensent que les passions sont un des éléments, une des conditions du génie. ' .
Membre de la classe des Beaux-Arts de l’Institut , il avait été nommé, en 1810, membre du conseil établi près le ministère de la maison du roi, et composé d’artistes et d’amateurs.
On a trouvé dans ses portefeuilles un nombre incroyable de corn-, positions ; leur vente, le prix des ouvrages et des collections ont changé son modeste patrimoine en une fortune de 800,000 fr. , dont a hérité sa nièce, Mmo Becquerel-Despréaux, parente de M. Becque^ rel, de l’Institut.
Un caractère noble et passionné, indépendant, vif jusqu’à la violence; un esprit rapide, abondant en idées, un cœur élevé, une sensibilité entraînante, tout en Girodet portait l’empreinte de la supériorité. L’indépendance était aussi son premier besoin ; cependant, lorsqu’il avait à remplir des devoirs d’affection, il s’y livrait avec une complaisance, une résignation presque inconcevables dans un homme, d’une aussi grande irritabilité. Laborieux et désintéressé, ses qualités se résumaient dans la belle maxime inscrite sur la porte de son château à Montargis : Paix et peu. .
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LAIB (Jean-Ix>uis-César).
Peintre distingué; il naquit à Janville le 25 août 1781. Il fut un. digne élève des David et des Régnault, et exposa, en 1808, une Jeanne d’Arc , regardée comme un excellent modèle d’exécution. On doit aussi à son pinceau des tableaux de mérite qui décorent les cathédrales de Paris, Met£, Autun, etc.
Lair venait d’achever la Résurrection de. Lazare, pour le Mont-
Valérien, lorsqu'il tomba gravement malade, et mourut le 20 mai 1828, âgé de 47 ans.
On voit, à la mairie de Janville, sa Jeanne d’Arc , qui lui valut, à ses débuts, une médaille d’or. " - .
, F. BAAR.