‹ Les Hommes illustres de l'OrléanaisChapitre 54 sur 145 · BERNARD DE CHARTRES · texte numérisé non relu

BERNARD DE CHARTRES

Bernard fleurissait au milieu du XIIe siècle et mourut vers 1155.

II enseigna les humanités à Chartres avec un zèle attentif, une méthode judicieuse et nouvelle pour son temps; il est de ceux qui firent refleurir les lettres au XIIe siècle. Il formait les mœurs en même temps que l’esprit de ses disciples , et ses exemples appuyaient ses exhortations.

Bernard était excellent dialecticien et très-savant philosophe , mais moins bon écrivain qu’habile professeur. Parmi ses écrits im-

primés , on ne trouve, en prose, que deux ouvrages assez médiocres : le premier est un livre de morale, le deuxième un traité d’économie domestique (1).

Parmi ses ouvrages manuscrits, on remarque le Megacosmus , mélange de prose et de vers, où brillent quelques lueurs de génie; mais sa prose est souvent obscure; sa poésie, plus facile et plus claire, est inégale.

Les doctrines philosophiques du Mégacosme ne sont pas toujours conformes à la saine raison ; ce livre eut néanmoins une fortune très-brillante à son apparition.

Bernard fit encore deux poèmes latins sur l’astrologie judiciaire. L’un d’eux est intitulé de Gemellis;. un troisième a pour titre de Paupere ingrato.

On cite plusieurs autres ouvrages de Bernard qui sont perdus.

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