‹ Les Hommes illustres de l'OrléanaisChapitre 95 sur 145 · ET CHEZ TOUS LES LIBRAIRES DES TROIS DÉPARTEMENTS · texte numérisé non relu

ET CHEZ TOUS LES LIBRAIRES DES TROIS DÉPARTEMENTS

LES

LUPUS, abbé de Ferrièi'es.

L’élan donné au zèle littéraire sous le règne illustre de Charlemagne mit en évidence plus d’une capacité orléanaise, et si notre cité vit le siège épiscopal occupé successivement par deux savants évêques, Théodulphe et Jonas, d’autres parties de notre province eurent aussi leurs illustrations: la plus célèbre fut Lupus, né, si l’on en croit Baluze, d’une famille noble du Gâtinais, au commencement du IXe siècle. Son goût pour l’étude se manifesta dès l’enfance, et comme, h cette époque, il n’y avait d’autres écoles que celles des monastères, il fut confié au moine Aldric, alors abbé de Saint-Pierre, ou de Bethléem de Ferrières, et depuis archevêque de Sens. Sa vocation, en harmonie avec son amour de la science, qui ne pouvait alors se développer que dans la solitude du cloître, lui fit embrasser la vie religieuse dans la communauté déjà célèbre des Bénédictins de Ferrières, qui avait écrit sur la liste de ses abbés le nom d’Alcuin. A cette époque, la Germanie, qui obéissait au monarque français, possédait au monastère de Fulde, fondé en 74-4, le professeur le plus célèbre

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